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Sujet posté par Maeron 
avatar [Chronique] Sins of Elhueco
jeu. 17/12/09 19:42
Bonjour !

Voilà donc, j'ai débuté une nouvelle campagne, la précédente ayant pris fin pour cause de joueurs habitant loin. Celle-ci prend place au Nouveau-Mexique, dans la ville fictive d'Elhueco. La bonne nouvelle, c'est que cette fois, nous aurons un rythme de jeu d'une fois par semaine, donc normalement, on devrait pouvoir poursuivre régulièrement !

Mes deux pjs :

- Laura Caxton, du Seuil des Déchiquetés, sous l’égide de la Clé de la Passion. Elle est morte d’une agression qui a dégénéré : elle a été battue à mort. Son Geist est le Bourreau, représentant l’application de la sentence. Laura vivait – et travaillait – à New York, auparavant, dans les services de police. Elle a quitté la ville et son boulot suite à une enquête qui s’est close sur la libération du salopard qu’elle s’était efforcée de faire boucler. Devenue détective privé – parce que fatalement, elle avait ce boulot dans le sang, quoiqu’elle fasse – elle a fini par s’installer au Nouveau-Mexique devant la pénurie de privé dans le coin. Elle est connue pour être quelqu’un de persévérant, mais plutôt orienté vers son métier que vers les autres, ce qui la prive beaucoup d’entourage à Elhueco. A présent qu’elle est passée du côté des Liés, elle se représente elle-même comme de l’archétype du Faucheur.

- Salvatore Mendes, du Seuil de la Proie, sous l’égide de la Clé de la Clé Primitive. Il est mort mordu par un crotale. C’est tout naturellement que le Geist se présentant à lui s’est révélé être l’Esprit-Crotale. Né dans le quartier d’Agujero, issu d’une famille relativement nombreuse, de classe ouvrière, il quitte l’école tôt, malgré une certaine compétence dans les matières scolaires. Il se met très tôt à bosser et il faut avouer qu’il tire une grande satisfaction d’avoir fini du bon côté de la loi en devenant Chasseur de Prime. Depuis, il est bien vu des services de police pour mener sa barque de façon intègre. Il a gardé le contact avec une bande de potes de l’époque, tous ou presque passés du côté de la loi, monsieur ! S’apparentant à un Gatekeeper, il prend très à coeur les fonctions qui sont les siennes depuis que l’Esprit-Crotale l’a choisi.


Et le scénario !

Prologue : A Season in Dusk

Prologue : A Season in Dusk
Session 1


Le scénario débute en fin de journée, alors que Salvatore se trouve devant sa caravane, avec des amis, en train de boire une bière. Les amis en question sont Cooper, un ancien ami du quartier, qui a réussi à entrer dans la police, ainsi que Paxton Hutz, pote routier, souvent sur les interstates. Ce dernier se plaint d’ailleurs de sa femme, Franny. En effet, cette dernière, non contente de croire à toutes sortes de superstitions liées aux diseuses de bonne aventure, est convaincue que sa maison est bizarre. En réalité, selon Paxton, elle est simplement neuve : ils viennent d’emménager dans une vieille bicoque de North Sherman et sincèrement, qu’elle craque un peu la nuit n’a rien d’inquiétant à ses yeux, cela relève plus de la basse normalité. Toutefois, Salvatore lui promet d’y passer, en compagnie de Christabella, sa moitié, pour un dîner entre couples – et une occasion de vérifier si les croyances de Franny sont bien fondées.

De son côté, Laura Caxton finit une longue journée seule dans son bureau, à regarder par la fenêtre en fumant. Parfois, elle sent la présence de son Geist qui se manifeste par l’envie d’humer l’odeur de cigarette. Se présente alors à son bureau, alors qu’elle allait fermer, Madame Abi Frayer. Cette dernière est experte juridique pour un groupe industriel de raffinement de pétrole. Il y a quelques dix ans, maintenant, elle a rencontré, au détour d’une affaire impliquant son groupe et un lobby l’accusant de déverser des produits toxiques dans les nappes phréatiques, M. Frank Frayer. L’homme était une pointure médiatique dans le monde du barreau, doué d’un certain charisme. Ils se sont plus, ils se sont mariés et une première déconvenue a eu lieu il y a trois ans, quand Abi a découvert qu’il la trompait. Elle a fait appel à un conseiller matrimonial et elle pensait la situation réglée jusqu’à il y a quelques temps, quand elle a trouvé son mari distrait. Elle voudrait le faire espionner par les soins de Laura. Cette dernière accepte et dès le départ de Madame Frayer, décide d’aller voir au bureau du cabinet si elle peut voir le mari suspect. Malheureusement, il est parti, lui explique le veilleur de nuit, mais sa bonne connaissance des bars locaux l’aiguille vers le Renaissance, un endroit où se rencontre souvent le monde juridique. S’y rendant, elle se laisse approcher par un homme et tente – vainement – de jouer le jeu de la séduction pour en tirer quelques infos… en vain, elle échoue et son Geist s’offusque qu’elle se prête à ce genre de jeu. Toutefois, il s’offusque tout autant que l’homme se désintéresse d’elle et parte. Finalement, la jeune femme retourne à son appartement pour y dormir.

Le lendemain, Salvatore se rend donc au commissariat local pour y chercher une prime intéressante. En chemin, il rencontre un de ses collègues, avec lequel il parle un peu du dernier clochard retrouvé brûlé vif : visiblement, c’est un des maux locaux, des SDF qui, imbibés d’alcool, s’endorment avec leur cigarette allumée contre eux et prennent feu. Les vapeurs d’alcool aidant, ils sont littéralement carbonisés avant que les secours ne puissent faire quoique se soit. Finalement, Salvatore découvre une prime qui a l’air intéressante, disons, il n’y a pas mieux : Louis Eaglin, qui a embouti une voiture et s’est enfui aussitôt. D’après le dossier, Louis travaille dans le bâtiment : il participe à la rénovation de North Sherman, et bosse plus spécifiquement dans la réhabilitation d’une ancienne station de métro. Salvatore décide de s’y rendre aussitôt, mais en chemin, alors qu’il remonte une des nombreuses rues parallèles de Sherman View, toutes semblables, il a l’impression que son pick-up tremble. Fronçant les sourcils, il songe un instant que cela doit être un problème mécanique – et que Christabella va le tuer. Mais alors que les secousses s’amplifient, il constate que les passants dans la rue ont le même souci. Il s’arrête. Les ouvriers qu’il aperçoit, à l’entrée de la bouche de métro ont l’air inquiet, mais cependant, cela ne semble pas être un éboulement, aucun d’eux ne s’agite. La vibration s’évanouit enfin et le monde reprend simplement ses droits, Salvatore allant parler à l’un des ouvriers. Ce dernier s’avère connaître Louis et sait même de quoi il s’agit : l’accident a eu lieu non loin du bar où ils avaient tous passés la soirée à jouer au poker. Il appelle Louis sur son portable et lui parle un petit peu avant d’expliquer à Salvatore que Louis se cache dans un petit motel, au bord de l’autoroute, en direction du Mexique. Salvatore part aussitôt pour l’endroit et découvre un motel perdu dans le désert. Il longe une piscine à l’entretien cafouillant, grimpe la volée de marches qui le mènent à l’étage supérieur et toque à la porte de la chambre de Louis. A l’intérieur, il entend un pas traînant, puis repère un oeil qui l’observe dans le judas et un regard furtif par la fenêtre. Enfin, Louis lui ouvre, et lui demande s’il est accompagné. Sûr que Mendes ne l’est pas, il finit par ouvrir. C’est un homme fatigué, fiévreux, qui se présente à lui. La cinquantaine d’années, les mains calleuses, le visage creusé par la fatigue et une barbe de quelques jours. La chambre n’est pas en meilleur état, le lit présente des traces de luttes incessantes, on dirait même que les draps ont été déchiré. Il demande à Salvatore s’il peut se raser et se doucher. Le mercenaire, ne considérant pas le monsieur comme une source de problème, le laisse faire à sa guise. Il en profite pour l’interroger sur le pourquoi de sa fuite et l’état de sa chambre. Louis répond par une question : Salvatore a-t-il déjà rêvé que décevoir son père serait la pire chose au monde ? Après la remise en forme, lui et le chasseur de prime sortent. Salvatore a même l’impression que Louis se détend. Alors qu’il se dirige vers la voiture, le chasseur de prime a l’impression de voir un personnage brumeux, au visage masqué par un crâne du folklore mexicain qui secoue la tête de façon mécanique. Il interroge Louis sur son père et en déduit que ce n’est pas son fantôme, avant de mener ce dernier au pick-up, où, calmé, il s’endort. Mais ses rêves ne sont guère plaisants : quand Salvatore le réveille, au point culminant de l’horreur onirique, Louis se jette sur le volant pour braquer brutalement, en pleine autoroute. Salvatore tente de reprendre le contrôle de la voiture et de stopper Louis, mais trop tard : ce dernier de la voiture et a percuté la rembarre de sécurité. Le pauvre homme est encore en vie, par miracle et Salvatore appelle les secours, garant le pick-up de façon à protéger le corps du malheureux.

Pendant ce temps, se faisant passer pour une demoiselle en préparation d’un divorse, Laura prend rendez-vous avec M. Frank Frayer pour un petit entretien… Sans que Laura ne le sache, il paraît évident que c’est son physique avantageux qui lui a permis d’avoir le rendez-vous aussi vite : le veilleur de nuit a bavé auprès de son patron. Bref, Laura rencontre Frank et il faut bien avouer qu’il est professionnel. Outre le fait qu’il ait un véritable talent d’acteur pour se mettre en scène, il commence à lui donner les grandes lignes de la guerre qu’il va falloir mener au futur ex-mari. Après moult détails sur la façon dont opère Frayer en matière de divorce, Laura part, sûre de remporter son procès, mais sans réelles informations. Elle attend donc le soir que Frayer sorte de son cabinet. Là, elle le suit et se rend compte que, plutôt que de se rendre au domicile familial, il s’arrête dans le parking d’un immeuble de six étages, plutôt humble et sobre. Devant l’immeuble est garée la voiture de sa secrétaire. Laura se cale donc pour observer la façade du bâtiment. Là, elle finit par voir un des appartements s’allumer et le couple adultère s’embrasser dans le salon. Quelques photos sont prises, mais Laura a un drôle de sentiment. Lorsqu’elle prend ses jumelles et aperçoit le couple passer à la chambre, elle repère alors une silhouette trouble, noirâtre, qui observe les deux personnes. En observant jusqu’à la fin, la silhouette demeure toujours proche de Frank, toujours auprès de lui, sans agir, jusqu’à ce que ce dernier quitte l’appartement. Elle rentre chez elle et tente de farfouiller le net pour essayer de comprendre. L’appartement appartient à Frayer, il fait partie de ces affaires immobilières dont l’avocat dispose. Officiellement, il a été loué à quelqu’un. Officieusement, nous avons tous compris que ce quelqu’un et Frank ne font qu’un. Le lendemain, dès la première heure, elle fait venir madame Frayer et lui explique que son mari la trompe à nouveau. Au-delà des promesses d’émasculation dans lesquelles conjectures madame Frayer, Laura l’interroge sur sa précédente relation. C’était avec une femme, une collaboratrice. Une fois l’épouse partie, Laura appelle son contact et lui demande s’il pourrait lui filer un coup de main : il faudrait qu’elle sache si Frank a été mêlé de près ou de loin à une affaire. Le contact remonte un témoignage qu’a apporté Frank à l’affaire de la disparition de Rosalie Ruthbone. Il avait été interrogé en tant que patron, Rosalie était son assistante. D’après la description, la demoiselle est un petit mètre soixante de discrétion et de gentillesse, issue d’une famille de chrétiens pratiquants, participant à une association de lecture biblique. Rendez-vous est pris avec l’association. Mais en guise de résultat, il semblerait que tous s’inquiétaient pour la relation que la jeune femme avait avec un homme dont elle ne parlait pas. S’ensuit une visite chez la mère de Rosalie, une femme ancienne, charmante par certains côtés, disons, avenante, et austère par bien d’autres. Concernant sa fille, il paraît claire qu’elle a été tuée par des ennemis de la justice qui lui en voulaient d’avoir accompli un tel boulot pour aider Frank Frayer ! Madame Ruthbone accepte toutefois de laisser Laura fouiller dans les affaires de sa fille. Au grenier se trouve tout ce qui a été récupéré de l’appartement de Rosalie. Parmi les cartons, elle trouve un agenda dans lequel se terre un test de grossesse positif et un calendrier dont le prénom « Denis » est entouré.

Pendant ce temps, Salvatore était parti enquêté de son côté. Au petit matin, levé seul, puisque Christabella, plutôt que de le retuer, avait préféré partir dormir chez sa soeur – à cause du pick-up, dont l’optique avait été fracturée durant la manoeuvre sur l’autoroute. Bref, le chasseur de prime se rend sur le lieu de travail de Louis pour discuter un peu avec ses collègues. Il s’avère que tout le monde sait qu’il vivait dans l’Oklahoma et qu’il envoyait de l’argent à quelqu’un là-bas. Il semblerait aussi que Louis tournait pas mal dans tous les Etats-Unis pour faire différents chantiers. Le collègue lui refile même son adresse à Elhueco, dans Agurejo. La fouille de l’appartement ne donne rien. Un endroit austère, renfermé, peu aéré, qui ne sent finalement que le laisser-aller. Louis ne faisait qu’y dormir. Il retrouve plusieurs fiches de salaire et des mouvements bancaires à l’intention d’une dame aussi appelée Eaglin. Renseignement pris auprès de je-ne-sais-plus-qui, il s’agit de son ex-femme, que Salvatore appelle aussitôt. Elle a l’air plutôt revêche sur l’instant, mais paraît troublée que Louis soit à l’hopital et éclaire un peu le chasseur sur la vie de Louis : pas facile, un père qui le battait, une mère mort très récemment et, donc, une ex-famille à charge. Salvatore se rend donc, ensuite, au bar où Louis s’est enivré au point de provoquer un accident. Le barman dit ne pas avoir remarqué grand chose : c’était un vendredi soir et il y a pas mal de monde qui circule, de là à en reconnaître un, dur. Toutefois, alors que Salvatore sort, il a la sensation désagréable qu’une numinas vient d’être utilisée dans le coin. Arguant qu’il va aux toilettes, il prend, en réalité, la porte adjacente, qui mène à une rue longeant le bar. Là, il tombe sur une créature larvée dans un coin, un amas de lambeaux achevé par un visage tuméfié autant que noueux de cicatrices. Une longue langue sort de sa large bouche pour lécher le sol. Le fantôme grogne à la vue de Salvatore et semble d’autant plus paniqué quand le latinos évoque Louis. Il sent un sentiment de protection déçue chez cette femme et en déduit qu’elle doit être la mère de Louis. Néanmoins, elle se montre sur la défensive et juge le pas que fait Salvatore dans sa direction de trop. Elle tente de s’enfoncer dans le mur pour fuir, mais Salvatore, Renversant la possession pour voir dans le Crépuscule, rentre dans le bar et la poursuit. Ils finissent par se battre… mais Salvatore se fait maintenir par le barman et son collègue, qui voit un type se battre seul. Mis à la porte, Salvatore perd la trace du fantôme.
Les deux Sin-Eaters s’appellent et jugent finalement que l’affaire de Salvatore est plus urgente : en effet, le fantôme qu’a vu Laura n’a finalement pas tenté de s’interposer ou de nuire. Par contre, Laura, selon son archétype, est titillée par la situation : Frank a visiblement fait disparaître Rosalie et il devra payer. Toutefois, le cas de Louis paraît plus sérieux, aussi les deux Sin-Eaters se rendent à l’hôpital pour y veiller l’ouvrier, plongé dans le coma artificiel suite à des complications après une première opération assez lourde. Sur place, Salvatore ouvre les yeux sur le Crépuscule et y découvre la mère de Louis, assise sur la tête du lit comme un vautour surplombant son fils. La discussion se fait par impression fugace qu’elle transmet à Salvatore. Si elle sait qui a tenté de rendre fou son fils ? Elle envoie l’image d’une bouche pleine de plusieurs rangées de dents. Salvatore, surpris, la quitte et remonte un couloir de l’hôpital pour tenter d’en discuter avec un autre fantôme. Il tombe sur l’une de ces formes, toute fraîche, tant et si bien que la pauvre âme est encore toute percluse de vie et ne comprend pas ce qui lui arrive, totalement hagarde. De ce peu d’aide, le latinos en déduit que l’âme ne sait rien et rebrousse chemin. Finalement, ils quittent l’hôpital et mettent fin à la session.


Je sais bien que je ne suis sans doute pas spécialement dans le faisceau des règles, surtout concernant la gestion des fantômes, mais pour moi, je préfère encore gérer ce genre de choses au feeling, selon ce que je veux inspirer dans le scénario que selon des règles. De plus, en fait, j'ai même fait un p'tit site pour retrouver les différents éléments du scénario, que je mets à jour donc relativement souvent, ici !


Maeron



Modifié 3 fois. Dernière modification le 12/18/2009 01:12 par Maeron.
Re: [Chronique] Sins of Elhueco
lun. 21/12/09 09:00
Sympa, le résumé et le site de chronique... Je vais suivre de près les aventures de Laura et Salvatore...
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