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Sujet posté par Celestin83 
Les Origines des Vampires dans Requiem V2
lun. 11/07/16 18:13
Bonjour,

Je prépare un résumé des origines "possible" des Vampires de chaque Clan dans Requiem Version 2eme Edition.

J'ajoute aussi une version "Perso" qui s'approche de l'histoire de Faust... Ou du Dieu Machine car après tout, il est partout.

Je prépare ce post en avance pour modification dès que possible.

A vous de vous exprimez sur votre "préféré", votre manière de voir les choses ou le pourquoi du rejet ^^

Je commencerais par les Daeva.

DAEVA
Ceux pour qui vous Mourrez


Légende Mythologique
Inanna, déesse de la guerre, a tué sa servante, Lilith, surnommée l'Etrangère, la Bafouée, le Serpent d’Eden. Puis Inanna regretta. Elle paya la rançon de Lilith aux hiboux de l’outre-monde. Pourtant, certains disent que cet accord était une ruse. Du fond de leur sommeil millénaire, les descendants de Lilith entendent les hiboux hululer « Votre Dette sera payé. Nous arrivons ».

Enquête
La Danse de St Guy balaya l’Europe dans des siècles. Les sources venant de prêtres et de magistrats sont très fournis. Mêlant attestations et rapports de chirurgiens, le moyen de transmission de la contagion était inconnu.
Un danseur devenait dix danseurs, puis des centaines. Ils dansaient pendant des jours jusqu’à s’écrouler, ivres d’extase. Certains dansaient à s’en briser les côtes. Certains dansaient à en mourir, frappés par une crise cardiaque ou une attaque. Et tout du long, ils riaient, pleuraient ou criaient. Certains chantaient. Des témoins affirment qu’ils « portaient d’étranges habits bariolés » et qu’ils « brandissaient des bâtons de bois ». Certains paradaient nus, faisaient des gestes obscènes, voire s’accouplaient dans les rues. Devant quiconque refusant de se joindre à eux, certains s’énervaient. Ils réagissaient violemment à la couleur rouge et aux souliers pointus. D’aucuns affirmaient avoir été piqués, et que la danse séparait le venin de leur sang. Le clergé pratiqua des exorcismes et les médecins des saignées… Etait-ce une hystérie collective ? Intoxication à l’ergot de seigle ?
Un village perdit cinquante personnes, mais nul ne compta les cadavres qui continuaient à danser après leur mort, ou n’entendit les cadences fiévreuses qui résonnaient depuis les tombes sommaires. Dans un monastère, non loin de Strasbourg, réside une femme. La couleur rouge l’excite tant…
Elle danse depuis 1518.

Conte
Il était une nuit une princesse à la peau de neige la plus belle du pays, qui s’éveilla dans un hurlement étranglé. Sa belle-mère lui arracha le cœur et le mangea. Mais le soir suivant, la princesse se releva, comme ses descendants se relevèrent chaque nuit. Toujours, ils furent rongés par le besoin de combler ce trou douloureux dans leur poitrine.
Et ils vécurent affamés pour toujours.

L'amour du Leviathan
C’était il y a fort longtemps dans un pays lointain. Elle l’aimait, lui aussi. Elle aimait les chants, il savait jouer une douce musique avec les feuilles. Elle aimait dessiner dans le sable, il aimait la regarder. Mais elle ne savait pas qu’il en aimait une autre et une autre… Un jour il partit loin sur la mer, et on lui murmura qu’il avait été emporté par les flots. La jeune fille se rendit sur la berge et hurla, pesta contre les dieux, la Lune et le Soleil. Pendant trois jours et trois nuits, elle ne s’alimenta pas, ni ne but, pleurant à chaudes larmes. Elle voulut disparaître et se jeta dans la mer, prêt à rejoindre son amant. Mais alors que la Mort l’emportait, elle entendit une voix qui venait du tréfonds et dit : « Tes larmes sont comme une déchirure en mon domaine. L’amour est une goutte de poison transperçant mes ténèbres. Regarde, mon enfant, et vois. » Elle eut alors une vision de son promis, qui était installé dans le lit d’une autre femme, sur un port lointain. Elle s’enfonça dans les tréfonds en emportant cette vision, maudissant sa naïveté et son impuissance. Elle vit alors, sous les oceans, un grand edifice avec des rouages et des roues immenses. Et ses yeux de métal.
Il y eut une nuit, il y eut un jour.
Puis elle sortit des flots la nuit suivante. Elle était pale et glacée, des larmes de sang courant sur sa joue. Elle partit en quête de son amant pour qu’il réchauffe son cœur. Mais seul son sang réchauffa le corps de la jeune fille. Depuis ses dessins n'évoquent que des formes, et la musique des feuilles n'est plus qu'un bruit discordant. Alors nuit après nuit elle recommence à tuer, pour que sa douleur s'efface devant le plaisir qu'on lui a promis. Et parfois l’entends t’on murmurer « L’amour est une goutte de poison transperçant les Ténèbres. Regarde, O Leviathan, et bois. »

GANGREL
Ceux que vous ne pouvez tuer


Légende mythologique
Échidna ! Mère des Monstres. Tes enfants t’appellent ! Mais pas si fort. Le monde est ta matrice. Tous tes enfants sont des requins des sables embryonnaires, qui se traquent et se dévorent les uns les autres dans les ténèbres utérines. Les survivants formeront le cycle suivant.

Enquête
Dans les terres désolées à l’extérieur de l’Empire romain, des barbares forniquèrent avec des dieux sauvages. Les rejetons bestiaux de ces accouplements avaient soif de sang, et l’un d’eux se nourrit de Gnaeus le Ventrue. Le sang du Seigneur avilit la créature, et elle devint comme lui, un Vampire. Non pas comme lui. Plus bestial. Oh oui, beaucoup plus bestial qu'aucun Damné avant lui.

Force Primal
Les tourbières ont de la mémoire. Les éclats d’un glacier fondent et deviennent un lac. Quelque chose de préhistorique attend dans les eaux. Quelque chose qui a voyagé des milliers de kilomètres dans un sarcophage de glace. Quelque chose qui a mêlé de la pourriture à l’oxygène de l’eau, tuant les poissons. Quelque chose qui poussait les hommes de jadis à jeter des sacrifices dans sa gueule, puis conservait leurs corps grâce à une nécromancie liquide, tannant leur chair dans une eau de la couleur d’un thé très fort.
Le premier cadavre des tourbières s’est arraché à son placenta de sphaigne et de terre tremblante. Seule la mort peut le nourrir. Il préserve certains des morts qu’il dévore, imprégnant leurs corps de l’eau noire de la tourbière qui coule dans ses veines.

Conte
• Il était une nuit, un chasseur qui pleurait dans les bois. Il avait manqué à ses devoirs envers sa reine. Disgracié, désespéré, immobile comme un mort, il s’exposa aux éléments. Il ne résista pas lorsque les créatures de la forêt vinrent ronger et picorer son corps. Le soleil consuma ce qui lui restait de chair. Le sol étreignit ses os. Bien des nuits plus tard, la terre le recracha.
Depuis, lorsque ses descendants appellent, les créatures de la forêt répondent, car toutes ont dans leur ventre un petit morceau de l’ancêtre, et le monde entier est un cimetière volant, courant ou rampant.
Et ils vécurent bestiaux pour toujours.

Que la Chasse Commence
A bout de souffle, il l’avait touché, il en était sûr. Cela faisait longtemps qu’il chassait, et la Terre était glacée. Depuis des semaines, tout fut pris par le froid, l’eau, les arbres, même le vent était d’un froid acéré, coupant comme l’acier. L’ancien disait que le monde touchait à sa fin et que les Longues Nuits reviendraient pour emporter les Hommes. Mais il n’avait pas le temps pour les contes de l’Ancien. Sa tribu était au bord de l’extinction. Sans la viande de ce tigre à dent de sabre, ses fils et sa femme ne tiendront pas une nuit de plus. C’est pourquoi après l’avoir touché par sa lance il a pisté ses traces, longtemps. Il l’a poursuivi jusqu’à cette grotte. Le sang était semblable à une mare à son entrée. Le tigre devait être proche de la fin. Alors malgré les Ténèbres, il entra, prudemment, poussé par la faim. Et étrangement, plus il s’enfonçait plus sa faim grandissait. Soudain il discerna le tigre dans l’obscurité. Il le reconnut à son gémissement, faible. Alors qu’il allait frapper à nouveau, un cri retentit, non du tigre, mais derrière lui ? Le CRI. Non dans les murs, dans le sol. Un bruit de rouages et d'acier, inconnu du chasseur. Un prédateur que le chasseur ne reconnut pas. Pas canin, pas félin. Autre chose. Il entendit un bruit de croc, des os mâchés. Quand il se retourna le tigre avait disparu, il ne restait que le sang. Il entendit alors une voix sourde : « Pour ton offrande, je t’offre ce cadeau. Viens, mortel, et que la chasse commence. ». L'entrée de la grotte disparut et le chasseur aussi. Il y eut une nuit, il y eut un jour.
Quand il ressortit de la grotte, à la nuit suivante, le chasseur ne rapporta rien à sa tribu. Il ne revint qu'avec un nom, Belial, et la peau blanche. Mais ce n’est pas grave car aujourd’hui il n’y a plus de tribus. Il ne reste rien. Que la Faim. Et parfois les proies qui entendent ces mots : "O Belial, perçois cette offrande. Que la Chasse commence."


MEKHET
Ceux que vous ne pouvez voir


Légende Mythologique
Le roi-sorcier Akhenaton donna la fille du grand prêtre à une chose rampante, qui n’était ni de la nuit ni du jour. La chose dévora son coeur et évida son âme, et le roi-sorcier épousa la chose qui s’était nichée dans ce vide. Akhenaton renversa les anciens dieux grâce à une armée de soldats vides. Le culte du Phénix fut vaincu. Mais le culte de Seth était rusé. Leurs prêtres dissimulèrent leur ka, afin que les démons ne puissent le manger. Les Sethites se relevèrent après leur mort et triomphèrent d’Akhenaton, sans comprendre le prix de leurs actions.

Enquête
Ils étaient allés plus loin que quiconque, et avaient vu toutes les merveilles. La huitième mer. La neuvième. Les îles qui se déplaçaient de nuit. La cascade qui coulait vers le haut. Les explorateurs firent voile vers le pays des morts. Il n’y avait nul point de repères repère : ni étoiles, ni soleil, et dans les ténèbres humides, les torches refusaient de s’allumer. Ils s’éclairèrent à la lumière des amas puants de poissons aveugles qui luisaient d’un feu froid, comme des flammes gelées sous les eaux mortes. Ils demandèrent leur chemin aux ombres de l’outre-monde, mais les morts ne parlent qu’en l’échange d’une offrande de sang, et même ainsi, leurs langues vagabondent. D’abord, le bétail y passa, puis les marins. Une tasse, une question. Finalement, ils revinrent vers la terre des vivants, mais pas jusque chez eux. Ils avaient laissé la moindre goutte de leur sang dans l’outremonde.
Ils devaient se ravitailler, répondre à un besoin qui les tiraillait plus fort que la perdition. Ils avaient appris bien des secrets en interrogeant les ombres babillantes pour connaître le chemin du retour.

Conte
Il était une nuit, une sorcière qui fit quelque chose de très mal. La jalousie et l’orgueil avaient envahi son cœur comme des mauvaises herbes, poussant jour après jour jusqu’à ce que sa poitrine soit un indéracinable jardin d’épines. Son miroir magique dévora son reflet. Et jusqu’à ce jour, ses enfants rôdèrent, éparpillés dans les ombres, obsédés par la divination et les secrets, mais terrifiés par les miroirs affamés. Ils cherchèrent, comme s’ils avaient perdu quelque chose mais oublié quoi.
Et ils vécurent silencieux pour toujours.

Ceux d'En Dessous
Depuis toujours elle avait peur des Ténèbres. Elle ne supportait pas la tombée de la nuit, et disaient que les étoiles étaient des yeux, les yeux de monstres prêts à la dévorer. Puis elle passa à l’âge de la femme et eut ses premières saignées, le temps d’un mariage s’annonçait. Mais la peur grandissait avec son âge. Parfois elle hurlait, et semait la crainte dans le cœur des siens et de tous ceux qui l’entendait. On l’a déclara folle ou posséder par un esprit perfide. Son père était riche et influent, car il travaillait à la construction du Grand Édifice, le plus grand que le pays n’eut jamais bâti en l’honneur du Soleil et des dieux. Un jour le village l’apporta au prêtre-guérisseur, qui prétendait qu’on lui avait jeté un sort. Pour le rompre, il lui dit qu’elle devait combattre le feu par le feu et l’enfermer dans une pièce scellé pendant trois jours. Alors le prêtre chanterait les louanges aux Dieux et elle serait libérée. Elle supplia qu’on pour échapper à cette épreuve mais rien n’y fit. Dans sa prison, les heures passantes, les chuchotements se firent paroles, mais ce n’était qu’un brouhaha incompréhensible. Elle sentait des mains dans l’obscurité, tentant de la caresser, des lèvres prêtes à la mordre. Elle hurla, mais n’entendit que le silence. Puis les voix recommencèrent. Elle essayait de se rattacher au chant du prêtre mais n’arrivait à entendre que des brides, toujours masqués par les voix. Et puis alors, qu’elle se résolut à avaler sa langue pour faire cesser cette torture, une voix plus forte que les autres lui répondit : « Ouvre ton esprit à mes paroles et jamais plus les ombres ne t’assailliront. Ecoute la voix des Dieux Véritables, de Ceux Qui Chantent Dans Les Ténèbres. Et rejoins Ceux En Dessous, qui se cachent des Ténèbres et de la Machine.» Il y eut un jour et il y eut une nuit.
A la fin du rituel, le troisième jour au coucher du soleil, l’enfant sortit. Le prêtre annonça qu’elle était guéri, car elle se tenait, dans la nuit, sans un frémissement ni un cri. Alors le père paya ce dernier par la main de sa fille. Celle-ci accepta et tous se réjouirent. Quelques nuits plus tard, le prêtre disparut. Il n’y avait nul trace de lui. Ni de l’enfant. Et depuis ce jour, beaucoup d’enfants disparurent, quelque part dans les Ombres. Et parfois, dans leur lits, les enfants entendent cet étrange, une litanie de noms qui se répètent comme un chant : « Astaroth, Sokar, Sethek, Setmet. Ecoutez, écoutez et levez-vous, rejoignez Ceux d’En Dessous… »


Les Nosferatu
Ceux que vous Craignez


Mystère
Cette année-là, les tombes de tous les pays vomirent un quota de morts. Une Damnation spontanée, à l’usage non pas des cadavres souples et frais, mais des charognes putrides rongées par les vers. Personne ne sait qui furent ces cadavres rejetés par la Terre et quels actes avaient pu faire que ni Ciel ni Enfer ne voulurent d’eux.

Légende mythologique
Cette coterie de Vampires, les Frères Ver, creusa dans les profondeurs suffocantes de la Terre noire. Ils dévorèrent le dieu qui se tortillait là, goûtèrent à son mucus immaculé. La divinité changea leur corps et leur âme. Étreignant leurs nouveaux frères et la noblesse chthonienne, ils passèrent une éternité dans des ténèbres qui ne sont que doigts, langues et poils tremblants, dansant au grondement liquide des organes de la Terre.

Enquête
Dans cette ville côtière, la coutume était de jeter les enfants difformes à la mer. Ils coulaient en pleurant, sans jamais avoir connu la sécurité de téter un sein chaud. Dans les profondeurs écrasantes, les bébés en vinrent à reposer parmi les créatures hideuses qui chassent dans l’éternité sans soleil. Plus tard, ces enfants rejetés revinrent avec tout ce qu’ils avaient appris, et ils tétèrent la ville côtière.

Le Conte
Il était une nuit, sept êtres grotesques qui s’étaient rassemblés autour d’un cercueil de verre. La princesse à la peau de neige en exil était venue à eux. Elle avait vu leur beauté dissimulée sous leurs difformités, et ils l’avaient cachée dans leur cabane reculée. Mais le poison et la trahison eurent raison d’elle. Les gentils êtres grotesques jurèrent de veiller son corps adorable jusqu’à ce qu’un sage ou un héros vienne briser le maléfice. Mais les nuits s’allongèrent, l’hiver fut cruel, et nul ne vint. Consumés par la faim et leur haine d’eux-mêmes, ils la grignotèrent. Juste les extrémités, rien qui puisse lui manquer. De toutes petites bouchées. Lorsque le cauchemar de l’hiver laissa la place au printemps, ils regardèrent dans le cercueil de verre. Il n’y restait rien d’autre que de la peau et des os. Horrifiés, ils fuirent dans sept directions et, par l’alchimie de la pomme noire ou parce que leur acte les avait maudits, leur intérieur s’accorda à leur extérieur. Les enfants des enfants de leurs enfants poursuivirent le festin, et ils vécurent effrayés pour toujours.

L'Homme Tordu

Un magnétophone laisse entendre une voix d’enfant.
C’est une célèbre comptine anglaise « The crooked man » ou 'l'Homme Tordu".

« Il était un homme tordu
Qui a marché un kilomètre tordu
Il a trouvé une pièce tordue
Sur un échalier tordu;
Il a acheté un chat tordu
Qui a attrapé une souris tordue
Et ils ont vécu ensemble
Dans une petite maison tordue, tordue, tordue.


Soudain la voix des enfants se fait plus rapide, plus hystérique à chaque vers.

"Il était un homme tordu,
Fatigué de sa vie tordu,
Rencontrant un démon tordu,
Arraché à un Enfer tordu,
Composé de machines tordus,
Qui passa un accord tordu,
Et ils ont vécu ensemble
Avec un corps et un esprit tordu, tordu, tordu."


Soudain la voix dans le magnétophone devint plus grave à chaque rime. Plus proche d’un vieil homme que d’un enfant.

« Il était un homme tordu,
Avec des désirs tordu,
Dévoilant ses crocs tordus
Qui avec ses mains tordues
Massacra sa famille tordue,
POUSSANT UN CRI TORDU ! »


On entend alors des cris et un murmure :
« Valak. »
Fin de l’enregistrement

VENTRUE
Ceux que vous Servez


Légende Mythologique
Chronos, le Dieu du Temps et père des Titans, dévorait ses enfants. À leur tour, ils se frayèrent un chemin hors de son ventre à coups de dents, et cette brève éternité de ténèbres et de viscères souilla leur grâce. Leurs descendants mesurent leur progression vers le pouvoir en gorgées de sang. Avec patience, ils anéantissent les obstacles et leurs ennemis, morsure par morsure.

Enquête
Des Gangrel maraudeurs ont ravagé l’Europe de l'Est.Certains ont rompu avec leur meute et se sont installés pour devenir les maîtres des
hommes. Ils ont abandonné leur chair malléable pour découvrir la Langue des Seigneurs. Certains pensent que ces dominants ont évolué, s’adaptant à une forêt plus sophistiquée. D’autres disent que les Seigneurs sont un rejeton abâtardi des Sauvages, des petits frères s’étranglant dans un nœud coulant barbelé de répression.

Mystère
La Camarilla est tombée, mais ses derniers héritiers arpentent le monde. Chacun d’eux est un monument de marbre à quelque chose de perdu, quelque chose à la pointe de la marée montante de sang qui constitue la mémoire communale de la famille. Il y a des secrets intouchés écrits dans leur sang. Histoires enfermées dans des capsules temporelles, messages dans des bouteilles, ils enjambent les siècles.

Le Conte
Il était une nuit où les hiboux et les corbeaux de la forêt trouvèrent un héros et le guidèrent loin dans les bois enténébrés, jusqu’à l’endroit où reposait la princesse à la peau de neige. Le prince charmant s’agenouilla pour éveiller la belle d’un baiser, mais ses lèvres s’avérèrent froides comme celles d’un cadavre, et elle ne bougea pas. Les oiseaux de la forêt chantèrent, et le prince sentit un étrange désir s’épanouir en lui, comme une fleur nocturne. Il la prit sur la pierre. Alors que la cacophonie et la passion culminaient, la princesse s’éveilla soudain, ses yeux pareils à des lampes jaunes, son rire comme des éclats de verre dans un sac de velours. Tous les enfants du prince charmant héritèrent des dons qu’il reçut cette nuit-là.
Et ils vécurent majestueux, pour toujours.

Le Porteur de Lumière
Elle revint, comme à chaque nuit. Elle lui montrait dans ses rêves un avenir majestueux, où tous les Seigneurs s'agenouillaient devant lui. Même Père et Mère le glorifiait. Des peuples de tous les continents se soumettaient à son pouvoir. Parfois, des images de blasphème apparaissaient, on voyait les statues des anciens dieux en pleurs, des larmes de sang et la tête basse. Il voyait des anges chutaient des Cieux et sombrer dans un profonds précipice. Le jour son univers était partagé entre les Dieux de ses ancêtre et la nouvelle Foi du Dieu Charpentier. Mais sous sa coupe il n' avait aucune différence car tous s'inclinait. Et puis il y avait le réveil. Et il se souvint qu'il était le dernier d'une lignée de sept frères et sœurs d'une province reculé et misérable. Alors il se réfugia dans ses rêves, toujours plus profond, toujours plus grandiose. Une nuit il s'enfonça dans le Lointain, là où naissent tous les rêves et les cauchemars. Un lieu qui faisait beaucoup de bruits, des bruits de métal et d'acier qui s'entrechoquent. Et alors il le vit, le Visiteur aux ailes d'Or. Ses yeux étaient bleus émeraudes et son visage blanc comme le marbre. Il lui dit : "Tu es le Dernier choisi. Mais les derniers seront les premiers." Ce dernier lui appris à voler dans ses rêves, en le portant sur son dos. Chaque nuit il le portait et l'emmenait où son cœur de jeune homme désirait. En Egypte, touchant les pyramides ou sur le Parthenon des Grecs, ou dans des provinces qu'il ne connaissait pas, avec des gens portant des noms étranges et parlant une langue inconnue. Un jour il vit le Visiteur parlait avec un homme sale et misérable, qui priait dans le désert. Le visiteur était entouré d'or, de soie, de femmes et toutes les nations du monde s'inclinait derrière lui. L'homme refusa de regarder le Visiteur. Alors celui ci ricana et s'envola, reprenant sa course dans le Ciel, et le jeune homme voyait de haut ses trésors qu'il souhait pour lui même. Mais à chaque fois le rêve prenait fin, et au réveil toujours ses mots qui résonnaient : "On ne peut offrir que ce que l'on possède. Agenouille toi devant le Porteur de Lumière et je t'offrirai le Monde. Tu seras mon Hérault, mon fils bien aimé, et tous te seront soumis."
Alors quand il allait au Temple, il priait en disant ses mots à la place et il fit ça longtemps. Et un jour le miracle arriva. Il s'endormit et ne s’éveilla plus. Pendant des jours, il resta dans un profond coma, comme mort. Aucune médecine ne put le réveillait. Puis un jour il s'éveilla, calme et serein. Mais le malheur sembla s'abattre sur sa famille, car tous ses frères moururent d'étrange manière, accident de chasse ou durant une bataille. Et il devint Seigneur à son tour, puis projeta de lancer ses troupes à travers le monde pour le conquérir. On raconte que, avant chaque bataille, il récite ces mots à ses soldats :
"On ne peut offrir que ce que l'on possède. Nous sommes la Lumière qui guide ce monde et tous nous seront soumis."

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"Dieu tue selon son bon vouloir
Et nous ferons comme Lui
Car aucune Creature de Dieu
Ne lui ressemble
Comme nous Lui ressemblons..."



Modifié 20 fois. Dernière modification le 07/14/2016 11:49 par Celestin83.
Re: Les Origines des Vampires dans Requiem V2
mer. 13/07/16 22:21
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"Dieu tue selon son bon vouloir
Et nous ferons comme Lui
Car aucune Creature de Dieu
Ne lui ressemble
Comme nous Lui ressemblons..."



Modifié 1 fois. Dernière modification le 07/13/2016 22:22 par Celestin83.
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