Bienvenu(e)! Identification Créer un nouveau profil

Recherche avancée
Phorum
Sujet posté par Vidal Jarbeaux 
Des nouvelles de la larme d'obsidienne
mer. 05/04/06 19:36
Salutations ami cathéens
je viens par la présente demande, vous formuler le désir le plus intense de relire les aventures de ce bon groupe de vampire orientaux en invasion sur la côte ouest

j'espère que vous aurez sauvegarder ces écrits
et que vous pourrez en RE faire profiter la communautée

d'avance merci

arigato dosaimashita

Vidal Jarbeaux -chef archonte et diplomate- qui a du mal avec les nouvelles téchnologies
La nuit, tous les chats sont gris (ep1 shoan)
mar. 11/04/06 13:17
"Etrange cartier que le Castro, tout de même" pensa la jeune femme, "je me croirais revenue dans mes débuts à Changang."

"Il fait nuit et pourtant le cartier grouille d’activité, comme pour les autres cartiers, comme … les bas cartiers de Changang."

Dans la rue, les passants, pourtant habitués à la faune excentrique des bas cartiers de San-francisco s’écartent sur le passage de cette femme à la jupe longue faite d’un subtil entrelacement de lanières de cuir et de boucles de métal brillant. Même le peu de soie verte et bleue masquant symboliquement la poitrine généreuse de l’étrangère ne peut faire oublier cette étrange sensation, un sentiment de danger, un non-dit de peur qui flotte autour de cette belle asiatique aux longs cheveux de jais et aux yeux profondément verts, une peur qui rappelle les instincts du dominé contre la présence d’un prédateur en chasse. La belle inconnue passe devant les devantures des bordels et autres lieux de perdition sans y prendre garde.
"J’y ferais sans doute un petit détour au retour, si mes explorations m’en laissent le temps, sinon, je suppose que mes compagnons comprendront une fois de plus mes besoins …."

"Aaah, les caresses d’Akiyoshi, si douces et pourtant pleines de mélancolie, que ne donnerais-je pas pour effacer cette partie de sa non-vie …"
"Et Ping, qui est mon parfait complément dans ce genre de lutte. Elle seul sait comment et où mordre, déchirer, griffer pour m’offrir une once d’extase en plus, mmmmmmhhh .. mh ? Oups, j’ai failli louper ma cible."

Au détour d’une fameuse boutique occulte New wave du cartier, la fauve en chasse pivote et s’enfonce dans une ruelle. De là semble s’élever une plainte, presque inaudible pour des oreilles humaines.
Un homme, tout de cuir noir vêtu, surveille l’allée pendant que d’autres se livrent à un jeu. Ce jeu, tous semblent l’apprécier, sauf la victime, bien sur, qui subit les outrages inlassablement. Le guetteur s’allume une cigarette, patientant que son tour vienne enfin. Il n’a pas le temps d’exhaler la fumée qu’une main se pose sur sa bouche. Une main douce, chaude lui maintient les lèvres closes, deux yeux verts plongent dans les siens et lui font un clin d’oeil. L’instant d’après, la main le force à admirer de près une tache, sur le mur, derrière sa tête. Tout devient vite noir pour lui mais en tombant, le dernier son qu’il distingue avant d’entrer dans les brumes de l’au-delà est le claquement de talon aiguilles sur le sol humide de la ruelle.
Attirés par le bruit, les autres se retournent, sauf deux qui sont trop occupés à malmener un pauvre corps sur un container métallique.
"Je peux jouer avec vous ? Vous avez l’air de bien vous amuser, les mecs !" Dit l’Asiatique courtement vêtue avec un accent chantant du sud est de la chine.
Les jeunes violeurs n’en croient pas leurs yeux, une fille super canon, un vrai appel au viol viens de les interpeller, elle n’est pas armée, qui plus est.
Trop heureux de leur aubaine, ils commencent à l’encercler, la détaillant de haut en bas pendant qu’elle les observe d’un air coquin.
"p’tain, mec, elle doit être vachement en chaleur pour traîner seule dans le coin, ou alors elle est folle au point de chercher à se faire tringler par le premier passant"

Profitant de cette boutade qui lance le groupe de pervers dans un échange de rires gras et de claques dans le dos, elle s’avance vers les deux autres dont la hauteur du pantalon laisse deviner qu’ils sont occupés à s’en donner à cœur joie, c’est là que la nymphe se sépare de ses deux chaussures à talons hauts et se jette contre l’un des deux violeurs, l’émasculant avec ses ongles écarlates. Stupeur chez les violeurs qui commencent à paniquer et sortir leur artillerie. Après, c’est un tourbillon pourpre qui vrille les yeux de la pennagolan. Elle tourbillonne, lacère, griffe, éventre et mutile ses adversaires. 20 secondes ont suffi pour mettre au sol ces mâles en rut sans courage.

Dégouttante de sang, elle se dirige vers la pauvre victime qui n’a plus la force de vivre. Elle sanglote, elle à mal et à peur de mourir. Elle devait être très jolie, avant que ces brutes ne lui tombent dessus.
Shoan s’assied à coté d’elle sur le container et la prend dans ses bras, comme pour la bercer.
La jeune fille, qui n’a pas 20 ans délire déjà, elle dit qu’elle a froid, qu’elle ne veut pas mourir.
"Tout le monde meurt un jour, mon enfant, c’est le destin, viens là, ma fille, tu es dans les bras de maman, tu ne risque plus rien." Mourante, elle se blottit contre la poitrine chaude et accueillante. L’une comme l’autre sont couvertes de sang, de larmes et d’autres liquides mais pourtant le temps semble s’être arrêté alors que la mourante reçois un ultime baisé sur ses lèvres malmenées. La cathéenne lui aspire son dernier souffle afin de lui apporter la paix à laquelle elle aspirait tant. Se relevant, elle vérifie que personne ne les observe puis commence doucement à marmonner les bénédictions qu’une âme mérite afin d’atteindre le chemin de la Roue, éviter le chemin des Enfers et de revenir au plus vite à une vie que la pennagolan espère meilleure.

Shoan soupire : "j’espère que çà n’arrivera plus si souvent, sinon je vais reprendre le poste que j’occupais avant à Changang dans ce cartier."

Un applaudissement la fait subitement sursauter

"Comme c’est touchant, une chienne jaune pleurant une étrangère… Mes félicitations pour ce bain de sang, je n’aurais pas fait mieux !"

Shoan se retourne, la haine au yeux pour croiser le regard d’un seul homme, trop pâle pour être humain et dont le sourire proéminent laisse entrevoir des canines affûtées comme des saï.

"Bienvenue sur mon territoire, sale chinetok, tu vas vraiment comprendre ce qu’est la douleur avec moi …"


Chaud et froid (ep 2 shoan)
mar. 11/04/06 13:19
"La douleur ? Mais que sais tu de la douleur, pauvre ki-jin ?" Dit la femme aux yeux d’amande.
"La douleur, mmmmh oui j’aime la douleur" susurre-t-elle tout en passant une main sous sa ceinture principale, près de ses hanches délicates.
Le vampire n’en crois pas ses yeux, chercherait-elle à le séduire ?

"Tu sais, depuis que je suis revenue en ce monde, c’est la douleur qui me fait avancer, qui me motive, mon pauvre enfant." Disant cela, la main sous la boucle déclenche l’ouverture complexe de la jupe de cuir et la fait tomber au sol dans un tintement métallique des boucles sur l’asphalte.

S’il avait encore été humain, le jeune ventrue aurait certainement du mal a refréner ses pulsions face à une splendide femme, vêtue de simples foulards de soie verts et bleus qui ne font que masquer de peu sa nudité mais il est un vampire, Ventrue qui plus est et ce
n’est pas cette asiatique qui va l’amadouer avec son corps parfait, lui qui maîtrise les pouvoirs surnaturels capables d’un regard instiller la peur ou l’admiration.

"Tu veux me séduire, catin, mais cela ne marche pas avec moi, on verra si tu souris après çà !"

Le caïnite sort de son veston son automatique et entreprend de vider son contenu sur son adversaire.
Les balles fusent, ricochent sur le sol et vont se perdre dans le fond de la ruelle tandis que la pennagolan, bien que légèrement surprise par cet assaut, bondit sur le coté puis part de couverts en couverts jusqu’à ce que l’arme se taise et laisse échapper un fin filet de fumée du canon.

"Tu te cache, chienne ? Tu as peur ? Tu fais moins la maligne !"

Pas de réponse puis il sent sur sa nuque un contact chaud, un bras autour de ses épaules et cinq ongles ou plutôt griffes sur ses abdominaux.

"Je suis là mon tout beau" dit elle d’une voix suave," j’attendais que tu aie fini de faire tant de bruit avec ton jouet !"

La panique se lit dans les yeux de l’Américain, comment a-t-elle fait pour être si rapide, même les gangrels ne vont pas si vite.

"Bon, je ne t’en veux pas, tu ne pouvais pas savoir à qui tu parlais, mais dorénavant sois un peu plus polis avec nous, sinon je verrais çà avec ton prince, petit."

"Petit" "Tu sais à qui tu parles, salope ?"

"Euh, à un gamin aux dents un peu trop longues ?"

La colère se lit sur les traits du visage du Ventrue qui se reprend au dernier moment pour plonger son regard dans celui de son adversaire.

"A genoux, chienne !"

L’assaut psychique est foudroyant et la pennagolan tombe à genoux.

"Relève ta sale face, avant que je ne la pulvérise définitivement."
Le ventrue s’approche de la pennagolan, un sourire victorieux aux lèvres.
"Une dernière parole avant de t’achever ?"

"Oui... Ton petit tour de passe-passe... garde le pour tes semblables, çà ne marche pas avec une ancêtre des cours dorées !"

C’est la que pour Georges Clark, infant de John Baern, ventrue de la 9e génération, tout devient confus. D’abord, c’est le dos de sa victime qui commence à se couvrir d’écailles, comme si le tatouage de dragon s’étalait à tout son corps, puis c’est cette phrase, ses pouvoirs ne lui avaient jamais fait défaut et pourtant là, cette femme qui se relevait comme si de rien n’était, les cheveux formant la même capuche que les cobras, de qui la "femme" à maintenant les yeux, la langue bifide et les crocs.

La dernière chose qu’il fit en revoyant son existence défiler devant ses yeux fut de hurler alors qu’il se faisait déchiqueter par les griffes et les crocs de cette changeforme, éparpillant ses organes internes parmi les divers détritus jonchant déjà la rue.

Quelques minutes plus tard, c’est une Shi Shoan en jupe de cuir très courte et une poitrine masquée par divers entrelacement de cuir qui retourne chez elle en se dandinant un peu, sans le faire exprès. La foule a considérablement disparu, même les boutiques sont sur le point de fermer.

"Zut, pas de chance pour moi ce soir... sauf si... "

Claque la porte de l’appartement bruyamment et clame de sa voix chantante "c’est moi..."

Elle balance ses bouts de soie ensanglantés près du portemanteau et se dirige vers la pièce principale tout en essayant de défaire les lanières de cuir qui lui compressent la poitrine.

Ping est vautrée dans le canapé, elle semble éprouvée par la nuit qu’elle vient de passer, il n’y a nulles traces de Toshiro ou d’Akiyoshi dans l’appartement.

Poitrine à l’air, Shoan s’approche de Ping en disant : "elle lache "pfff, avec ce fichu ki jin qui croyais encore à sa suppériorité, j’ai encore loupé la fermeture des bordels
ya pas une d’entre vous qui... voudrais bien jouer avec moi avant de dormir ?"
Puis elle pose son regard de gamine suppliante sur Ping qui la regarde d’un air las, un regard qui veut dire "encore ?" Mais qui semble cacher plus que de la fatigue.

Malheureusement pour elle, ce besoin brûlant qui suit la pennagolan depuis les premiers jours de sa nouvelle vie est trop fort, il la pousse à prendre la main de sa soeur de wu et de l’entraîner dans la chambre de cette dernière.
Voyant le manque de motivation de cette dernière à jouer avec elle et comprenant qu’elle doit être chagrinée par quelque chose de grave, elle se met dans le devoir de faire oublier ses tracas à son amante jusqu’à l’aube par de multiples caresses et baisés, chose étrange pour les deux femmes qui ont l’habitude de relations plus.. mordantes.

Plus tard, alors que le diable souriant s’endort dans ses draps de soie noirs, le volcan assoiffé la délaisse non sans avoir laissé un baisé sur le front de son amie et gagne le balcon de sa chambre sur la rambarde duquel elle s’assied en équilibre après avoir revêtu un fin kimono blanc et rouge.
Quelques instant plus tard, l’orbe scintillante fait son apparition au firmament, baignant de sa bénédiction la ville.
La pennagolan, toujours en méditation, salue le soleil pour la nouvelle journée qu’il offre au monde, mais son rituel matinal est troublé par plusieurs pensées.
Mais qu’est ce qui a Mei Ping dans cet état ? Qui à oser malmener son amie ? Son rituel fait, elle passe devant la chambre d’Akiyoshi afin d’être sûr que sa soeur est rentrée et la trouve endormie dans ses draps, n’osant pas la déranger, la pennagolan sentant l’effet du soleil sur sa force d’action pénètre dans la salle de bain, occulte la lucarne et met couler l’eau pour un bain. Elle aura juste conscience d’arrêter l’eau avant de s’endormir l’onde glacée autour d’elle, tout en murmurant :
"le sang d’un innocent, séché, précieux. Une fleur coupée et écrasée. ces flocons, ces pétales tombés sur ma peau méritent une place dans ma mémoire..."
L'avenir est un long passé (ep3 shoan)
mar. 11/04/06 13:23
L’orbe solaire commençait à descendre derrière les buildings de San-francisco quand elle repris conscience, étendue dans une baignoire d’eau glacée.
"Je dois être assez purifiée pour cette nuit, je pense" murmura la pennagolan en brisant l’onde paisible d’un lent mouvement élégant.

Après s’être séchée, elle se dirige une serviette autour des cheveux de son balcon pour admirer le soleil couchant, le remerciant une fois de plus depuis 800 ans de lui avoir permis de se relever une fois de plus et d’avoir apporté une chaude journée aux mortels.
Etendue complètement nue sur sa chaise longue, Shi Shoan laisse ses pensées vagabonder tandis que le vent caresse et sèche sa peau frissonnante.
Les voisins pourraient la voir mais qu’importe, à San-francisco, on a déjà tout vu et puis ses pensées vont à sa progéniture. Elle se souvient de Pio, Zue et de ses autres enfants, tous parti sur leur propre voie, souvent fatale mais combien exaltante, vivre à 100 à l’heure, comme leur mère leur a appris.

"Tu devrais te couvrir, tu vas attirer tous les hommes du quartier à la porte de notre appartement" ricana Ping qui passait dans le couloir.
Rentrant, elle remarque la tenue de la tigre diable : Elle est vêtue d’un ample kimono noir avec des motifs circulaires négligemment ouvert au niveau de la poitrine laissant voir les larges bandes de vinyle se rejoignant à un collier très serré de la même matière, elle porte un ample pantalon entièrement noir et de grosses chaussures décorées de métal rougeoyant aux semelles rehaussées, le contour de ses yeux est peint en noir, elle est naturellement blafarde, et un chapeau décoré des même motifs que son kimono et d’un pompon rouge retiens ses cheveux noirs et désordonnés.

"Tu sors ?" Dit la femme nue à son amie en reluquant le diable souriant de la tête aux pieds.

"Oui, je sors au Hammer’s avec Toshiro, deux trois trucs à régler, ne m’attend pas"

Et sur ce elle s’en va claquant la porte. Suivant le conseil de son amie, elle s’en va mettre un des kimonos que Akiyoshi lui a offerte et s’en va se prélasser dans le canapé devant la télévision quand la porte résonne de trois légers coups brefs.
Dans le judas, l’image d’une jeune femme, début de vingtaine, japonaise, courtement vêtue, légèrement maquillée et un couffin au bras patientant.

Shoan ouvre la porte en disant :" Entre, Himiko, je suis heureuse de te voir, cela faisait longtemps que l’on ne s’était plus vu"

L’invitant à s’installer dans le salon, elle en profite pour subtiliser le couffin et le poser sur le canapé pour taquiner le bébé qui y gazouillait.

"Que me vaut ta visite, ma petite Himiko ? Tu n’es pas venue pour me montrer combien Kachiko a grandi, n’est ce pas ? Même si pour ma part, j’aime toujours voir les progrès de la nouvelle génération" dit elle en pinçant la joue de l’enfant souriant de plus belle devant l’étrange femme qui le fixe.

"En effet, Shoan-sama, je viens chercher un peu de lueur pour me guider sur les préceptes de Piyau Payung auprès de vous, reine de Haiphong, vous qui êtes si avancées sur ce chemin."

Délaissant le petit bout de femme dans le salon, la Pennagolan s’en va sans un mot et reviens quelques instants plus tard de la cuisine avec une théière et deux bols.

"Sache que suivre le chemin de quelqu’un ne t’amènera jamais à ta propre illumination, mon enfant" dit le volcan assoiffé en s’asseyant dans un fauteuil en face de la langsuir "mais par contre, je puis te conter ma vie, enfin, déjà celle que j’ai eu avant de revenir, si tu veux."

"Faites, Shoan-sensei, faites, peut être que je comprendrais certaines choses avec ce récit."

"Bon, si tu insistes, mais si tu veux tout savoir, il te faudra revenir plusieurs soirées, et certains disent que je ne suis pas toujours de bonne compagnie... "

S’enfonçant dans le fauteuil, la pennagolan replonge dans ses premiers souvenirs et commence à raconter son histoire alors que Himiko entame son bol de thé.

"Je suis née dans une famille modeste de l’empire du milieu. Mon père était un soldat, comme la plupart des hommes de mon pays. Il aurait pu exercer un autre métier, mais pour sa famille, l’honneur de protéger sa patrie était ce qui comptait le plus pour lui. Il préférait passer une nuit sur sa maudite muraille froide et stérile plutôt que de rester avec sa famille et se rapprocher de sa pauvre femme, si fragile et pourtant si volontaire. Elle a été ce que je fus et ce que je ne serais … Jamais plus. Elle à élevé seule sept enfants : 5 fils et deux filles. Je sais maintenant que j’aurais du avoir d’autres sœurs. Je ne saurais jamais par contre, si c’est sur l’ordre de mon père ou si c’est pour leur épargner une vie d’esclave que ma mère à mi fin prématurément à leurs jours. « Ce n’était qu’une faible fille, me dit mon père lorsque j’apprenais le décès de ma troisième sœur, deux jours après la naissance de cette dernière, ce n’est pas grave, nous aurons un fils la prochaine fois, et il servira l’empereur comme ses ancêtres l’ont fait avant et comme ses fils le feront après lui. »
Mes sentiments pour ma mère ? Je ne sais pas. D’un côté, je l’admire pour son dévouement et d’un autre côté je la hais de n’avoir jamais osé rien dire. Etant aînée, j’ai du l’aider dans sa tâche, surtout pour apprendre celle qui me reviendra tôt ou tard. Je l’ai vue souffrir en silence alors que mon père la forçait à faire un soldat de plus pour l’empire. Chaque naissance la minait peu à peu comme une chandelle allumée qu’on oublie de préserver. Petite, chaque naissance était une fête pour moi, mais par la suite, je compris ce que mon père avait fait de ma mère : une pondeuse à soldat ! Plusieurs fois je lui ai demandé, alors que mon père venait une fois de plus de la forcer, tel un pillard profitant de son butin, à coucher avec lui, où se trouvais l’amour dans tout cela ? Elle me répondit qu’elle n’aimait pas mon père mais l’empire dans lequel elle vivait et que la seule façon de lui rendre son amour est de servir aveuglément son mari, qui faisait de même en le protégeant. Pour elle, l’amour n’était qu’une chose éphémère entre deux personnes alors que pour l’empire, il était immortel. Je me dis que ma mère était pessimiste et que la vie n’était pas comme çà, qu’elle avait manqué de chance, que ses parents avaient choisi un homme avec une belle apparence mais un mauvais fond. Je pensais que je trouverais un mari aimant, doux et calme, qui me comprendrait. Je pense que c’est ce que j’aurais eu si ma mère ne nous avait pas quitté pour rejoindre nos ancêtres l’année de mes 13 ans. Elle est partie comme elle à vécu, en silence, sans se faire remarquer, en humble servante sacrifiant sa vie pour son maître. Sa mort fut un grand choc pour moi. D’aînée, je devenais maîtresse de maison, poste autrement plus difficile que ma cage d’aînée. Non, rassure-toi, je ne suis pas devenue la nouvelle pondeuse de mon père, mais juste son défouloir. Il rentrait souvent ivre, et me battait car je n’avais pas accompli mes tâches assez correctement à son goût. C’est là que j’ai commencé à me résigner. Je m’étais dite que je n’avais plus longtemps à attendre, qu’à 16 ans, il me marierait, que je laisserais cet enfer derrière moi pour aller vivre chez un homme bon. Erreur, grossière erreur de ma part.
Il me maria au fils d’un de ses supérieurs. Ainsi, je lui ai plus apporté en un jour qu’en une existence, l’honneur d’avoir été choisie pour épouser un homme de grand statut. Mais justement voilà le problème, on attendait encore plus de moi. Au début, j’étais heureuse de sortir de cet enfer. J’allais vivre avec un homme juste et bon, car seul ces hommes irréprochables étaient capables d’avoir un tel statut. C’est sans doute pour cela que mon père lui était inférieur. Seconde erreur. C’était pire, bien pire. Au début, j’ai pensé que c’était moi, que je devais me faire à ma nouvelle vie, à sa mère qui épie mes moindres gestes, à son absence alors qu’il était appelé partout en ville et même ailleurs dans la province.
J’eus mon premier enfant très tôt. Un garçon, au grand bonheur de mon mari et de sa famille. Je pensais alors qu’il serait plus souvent là, pour s’occuper de son premier fils. Troisième erreur. Au contraire, je me devais de l’éduquer seule car comme sa mère me dit alors «si tu n’es pas capable de t’occuper seule de cet enfant, tu es une bonne à rien et ta mère ne t’a rien appris ». Entendant cela, j’ai redoublé d’effort pour les combler et ce fut un succès. Quatrième erreur. Ils crurent que j’en redemandais et bientôt naquirent trois autres fils. Ma santé, qui était débordante à mon mariage avait disparu. J’avais 21 ans et je me sentais déjà usée, ce que ne voulais pas comprendre mon mari. Pire encore, je n’arrivais même plus à penser comme avant, j’étais devenue ma mère ! C’était le début de la fin. Ou était-ce les prémisses de ma nouvelle vie ? L’incident déclencheur fut la naissance de ma première fille. Ma belle-mère dis à son fils de se débarrasser de moi, que j’étais usée, que je n’aurais plus de fils, que j’étais fragile et qu’il était encore temps de prendre une nouvelle épouse. Magnanime, comme tous les grands seigneurs, il me laissa une chance, devenant même plus doux, plus présent et m’aidant avec les enfants, pour le plus grand mécontentement de sa mère. Je repris vite des forces et espoir, lui promettant de lui faire le plus beau-fils qu’il puisse avoir. Cinquième erreur. Il ne pesait qu’à lui et à ses intérêts en me cajolant. Cinq mois après mon 24eme anniversaire, je découvris avec joie que j’étais enceinte et que j’allais enfin donner naissance à un enfant fruit de notre amour, pas de notre devoir.
Sa présence se fit de plus en plus grande. Il était aux petits soins avec moi. Je croyais que soudain, il avait eu l’illumination car la vie n’avait jamais été aussi simple, douce. Il avait même forcé sa mère à me remplacer à la maison pour ne pas me fatiguer, que ce petit être poussant en moi soit le meilleur de nous deux et qu’il puisse nous rendre fiers.
Mais le malheur ne m’avait pas quitté, bien au contraire. Après un accouchement horriblement douloureux, l’enfant s’étant présenté par le siège, il s’est avéré que c’était une fille et non un fils qui vint.
Il ne fit rien qui puisse me faire croire qu’il était déçu mais il l’était. Il se mit à boire en cachette auprès de sa mère qui en profita pour le monter contre moi. Et c’est un soir d’hiver six mois après la naissance de ma seconde fille qu’il rentra ivre d’alcool et de colère et qu’il nous tua, ma fille et moi."

"Et ensuite, Shoan Sensei ? Que c’est il passé ?"

"Et bien, la suite, tu la connais, tu y es passée je crois, on ne t’a pas fait comprendre tes erreurs dans ta précédente vie ?"

Rouge de confusion, la jeune langsuir bredouilla en fixant le sol un murmure d’approbation.

"Ne t’en fait, pas, çà arrive et çà arrivera encore. Ma vie à été différente de la tienne et pourtant, nous sommes proches. Sais-tu pourquoi ? Parce que nous avons oublié de vivre ! Nous nous sommes enfermées dans un carcan édicté par la société. J’ai fait cette erreur il y à 800 ans, tu l’as faite il y a peu encore et d’autres la feront encore. Je te le dis, l’avenir est un long passé, tout est appelé à revenir, car tout est un cycle, telle la roue des âges."

La Pennagolan se lève alors et s’approche du bambin qui s’est endormi depuis longtemps.

"Je pense qu’il est grand temps que Kachiko regagne son lit, neh Himiko ?"

"Ha.. hai, Shoan-sensei, je ne vais pas vous déranger plus longtemps"

"Mais tu ne me déranges absolument pas, ma petite, au contraire, il est de mon devoir de te faire progresser sur notre voie. Mais chaques choses en son temps, après tout, nous avons tout le temps pour çà, il ne faut pas oublier que si on t’a donné une chance de corriger tes erreurs, ce n’est pas pour que tu retombe dans les mêmes travers. Profite de la vie, tu reviendras me voir quand tu en ressentiras le besoin, ma porte te sera toujours ouverte, même si ce n’est pas pour parler philosophie !" Ajoute la chinoise d’un ton taquin.

"Allez, va et partage avec maître Xu ce que je t’ai dite, peut-être pourra-t-il t’aider aussi."
Disant cela, elle embrasse maternellement le front de Himiko et la regarde partir dans l’escalier.

"Bon, je mangerais demain, je n’ai pas envie de sortir cette nuit. Allumant un bâtonnet d’encens, elle entame un vieil air de sa Chine natale puis va s’affaler dans le canapé un vieux livre à la main, souvenir d’un de ses anciens amants de qui à l’heure qu’il est doit toujours traîner dans un coin de Chine ou d’ailleurs, porté par son commerce."

Pendant ce temps, une jeune mère rentre enfin chez elle.

"Maître Xu, je suis revenue" annonça calmement Himiko.

"J’ai discuté avec Shoan-hime, vous savez, elle..."

"Un instant, appelle Toshiro-san, j’ai un message à lui faire parvenir. Dis-lui que... "

-"Toshiro-san ? ...Maître Xu n’est pas très content, tu t’es absenté sans le prévenir... Ne recommence pas, sinon... Ah, il a dit aussi de faire passer un message à ton Sensei... Il a dit que le cœur de sa famille était fragile ces temps ci, et qu’il risquait d’attraper froid si on surestimait son endurance... Tu crois que c’est important ? ...Allez, reviens vite, je m’inquiète pour toi... OK, fais vite... Clic."

"Çà y est maître, il sera là dans une heure et je lui ai fait le message."

"Maintenant, je peux vous raconter ce que Shoan-Hime m’a dit ? Elle m’a dit que... "






Modifié 1 fois. Dernière modification le 04/11/2006 13:36 par shi shoan.
Echo (ep4 shoan)
mar. 11/04/06 13:26
« Mmmmh, c’est trop calme, ce soir ! Je me demande ce que font les autres. » murmure Shi Shoan tout en sirotant son thé et en bouquinant dans le fauteuil d’angle du salon.

La porte de l'appartement s’ouvre à toutes volées, c’est un tourbillon noir qui rentre dans le couloir, se précipite vers le salon et... Se laisse tomber dans un canapé et pose ses grosses bottes sur la table en verre, bousculant le monticule de papier se trouvant dessus, avant de se rendre compte de la présence de Shoan.

---Soupire... ---

lève les yeux de son livre

"Quelque chose ne va pas, Ping-chan ?"

"Tout va bien, je suis... Euphorique...

elle a les pupilles complètement dilatées et tremble légèrement

La pennagolan se lève, pose son livre sur la table et va s’asseoir à coté de la tigre diable, une main sur son épaule.
"Je vois bien que quelque chose te tracasse, dis-moi tout, on est soeur, tu ne l'oublie pas, neh ?"

-"Non... Rien... Rien de bien grave..."

Elle commence à se balancer d'avant en arrière, le regard un peu flou...

-"Du rouge... Je vois tout rouge..."

" Ping ? ... Ping? Çà va ? Que vois tu ? Où es tu ?"

Shoan glisse rapidement ses bras dans le dos de sa compagne de wu pour la soutenir alors qu'elle commence à divaguer

Elle se recroqueville et commence à sangloter.

-"J'ai froid..."

*Shoan remarque qu'elle a une fine coupure le long de la nuque*

Shoan attrape la couverture sur le dossier du divan et la pose sur elle alors qu'elle la sert contre elle maternellement.

" Mais... mais d'où viens cette coupure ?
Ping ? Que se passe t il ? Qu’as tu fais ce soir ?"

la pennagolan à l'air visiblement inquiète

Ping est complètement recroquevillée et continue de pleurer... Elle ne semble pas écouter la pennagolan.

Ne trouvant mot pour calmer les pleurs de son amie, Shoan, commence à caresser le front en sueur du diable souriant et de baisés affectueux, comme ceux d'une mère qui console son enfant.

*pense : je ne sais pas ce qui met ma petite Ping comme çà, mais çà doit être grave... pourquoi Akiyoshi n'est pas là pour m'aider ? Elle a vraiment choisi son moment pour disparaître. *

" Là, là, çà va aller, ne pleure plus, calme-toi, ma chérie" dit le volcan assoiffé après avoir lapé l'entaille qui refuse de se refermer, au plus grand étonnement de la pennagolan.
"Ping, dis-moi quelque chose, qui t'a fait çà ? Comment est ce arrivé ?"

-"Je ne sais pas..."

Elle semble avoir un peu repris ses esprits... Et regarde Shoan avec l'air de se demander ce qu'elle fait ici

"Ping, tu m'as fait une peur bleue ! Tu t'es mise à délirer à propos de rouge puis que tu avais froid. Et puis cette entaille qui à refusé de se fermer malgré mes soins, je ne comprends pas, mais çà ne présage rien de bon.
Qu'as tu fais cette nuit ? Tu t'es attirée des ennuis ?" Le visage de Shoan est très inquiet, et elle ne semble pas vouloir lâcher la tigre diable d'un millimètre

-"Je ne sais pas, je suis sortie avec Toshiro pour enquêter sur un truc, je suis allé voir Thrace puis, Toshiro m'a posé en bas de l'immeuble et la... le blanc..."

"Ce n’est pas normal, mon ange ténébreux, j'aimerais tant que Akiyoshi soit là, elle saurait certainement ce qui t'es arrivé."

-"Ho... En parlant d'Akiyoshi, Toshiro m'a fait passer un message de Xu disant qu'il fallait prendre soin du pilier et qu'il était fragile..."

"Tu penses qu'elle aussi aurait des ennuis ?

-"j’espère que non, je suis persuadé que Toshiro avait encore quelque chose a dire à ce sujet mais qu'il n'osait pas..."

"Le mieux à faire serait encore de demander à maître Xu ce qu'il a voulu dire, mais il est trop tard pour y aller et puis de toute façon, elle va peut être rentrer d'ici une heure, un peu avant le levé du soleil, comme elle en à l'habitude, nous verrons bien assez tôt ce qui se passe."

Après avoir passé une main sur sa joue, elle ajoute : "tu devrais soigner cette vilaine blessure, c'est mauvais pour toi, ma tigresse"

-"oui"

Elle frotte ses yeux, couvrant son visage de sang... La blessure se ferme en même temps.

-"Et je pleure en plus ?"

" oui, ma douce enfant, tu as pleuré, mais ce n'est pas grave, c'est que ce que tu as vu devait être très effrayant ou douloureux..."
La voix de la pennagolan n'a pas l'air très rassurée, quand elle prononce ces mots mais elle essaie d'apporter le plus de réconfort à son amie que possible.

-"Dis, tu trouve que c'est normal qu'une inquisitrice qui s'approche tranquillement de son millénaire aie peur de quelque chose au point d'en pleurer ?"

" il y a des choses encore plus affreuses que nous ne pourrions jamais imaginer qui hantent ce monde ténébreux, surtout maintenant que le 6e âge approche à grand pas"

-"Même, Shoan, nous en avons vu des choses horribles, mais, j'en ai pas pleuré... J'ai une horrible impression, si tu pouvais te renseigner au sujet d'Akiyoshi si elle n'est pas rentrée demain, je dois me renseigner sur une affaire qui dépasse la simple sécurité de notre wu et je serais rassurée si je savais que tu tiens les choses en main pendant que j'oeuvre au bien commun des wan kueis."

Elle plonge son regard dans celui de sa soeur, elle semble déchirée et un petit reflet rouge perle au coin de ses yeux noirs, injectés de sang

"Mais... mais bien sur, Ping-chan, que ne ferais-je pas pour notre wu ? mais s'il te plaît, arrête de me regarder comme çà, j'ai le coeur qui se serre à chaque fois que tu as un tel regard"
Shoan serre alors contre elle le diable transis de sueur contre elle, des larmes prêtes à couler aux commissures de ses yeux

Ping se laisse aller, se niche plus confortablement et reste-la.
Shi Shoan ne sait pas comment réagir, elle aussi est inquiète pour ses soeurs de wu mais la vue de Ping dans cet état à de quoi l'inquiéter plus qu'un peu.

"Viens, mon Ange Ténébreux, je te conduis à la douche, puis tu iras te coucher, la nuit à du t'épuiser. Je passe deux trois coups de fil et je te rejoins dans ton lit pour te tenir compagnie, si tu veux."

Pour une fois, le regard lubrique habituel de Shoan qui apparaît à chaque fois qu'elle propose à son amante de l'accompagner dans son lit à disparu pour laisser place à un regard protecteur qui cache difficilement ses craintes.

-"oui"

Ping se dirige d'un pas traînant vers la salle de bain, y reste longuement avant de s'allonger sur son lit

De son coté, Shoan se précipite sur le combiné du téléphone et compose un numéro qu’elle connaît par cœur.

« Toshiro-san ? »

Hai, Shoan-hime, heureux de vous entendre, que puis-je pour vous ? Le mandarin Ping aurait-il oublié quelque chose dans ma voiture ?

Non, Toshiro, j’aimerais savoir si tu n’as pas vu Akiyoshi récemment, car elle n’est pas encore rentrée, le soleil va bientôt se lever et ton sensei à fait une nouvelle transe très énigmatique.

Ah ! Ben … je ne l’ai pas vue ce soir, mais ….

Accouche, Toshiro, je n’ai pas toute la nuit devant moi !

Bon, et bien en fait hier, je l’ai vue, elle était avec une femme très pâle, comme elle, et elles avaient l’air très intimes, si vous voyez ce que je veux dire. En plus, elles étaient entourées de kumo en maraude, mais je les ai éliminés discrètement, ne vous inquiétez pas.

Tu es certain de ce que tu dis ? Tu pourrais me décrire cette femme ?

Alors sa peau était d’un blanc glacé, ses yeux entièrement blancs brillaient d’une lueur bleutée et ses cheveux blancs légèrement grisâtres attachés en une simple queue de cheval, elle portait des vêtements noirs, moulants et couvrant uniquement certaines parties son corps désirable, bien qu’elle n’arrive pas à la chevilles des dames de votre vénérable wu, Shoan-hime. Elle portait une longue lance barbelée semblant avoir servi une éternité.

Merci, Toshiro, tu es toujours aussi bon flatteur, à ce que je vois. Bon, et bien dit à maître Xu que je vais sans doute passer le voir au sujet d’Akiyoshi demain soir si je ne la retrouve pas. A demain, Toshiro.

Au plaisir, Shoan-hime, reposez-vous bien.

Bon, au suivant ! Mmmmmh, Wang Zu, Wogleen, … Wogon ! Allô, Ito ? Je ne te réveille pas ? Si ? Tant pis ! Oui, c’est bien Shoan, oui je vais bien, bon … arrête tout de suite tes politesses, je n’ai pas le temps de discuter. Voilà, j’aurais besoins encore une fois de tes yeux et tes oreilles. Si tu pouvais savoir si on n'avait pas vu Akiyoshi, ma sœur de wu roder avec une fille du même genre qu’elle et si oui où. Ah et si d’un autre coté, tu pouvais te renseigner pendant cette journée au sujet d’événements anormaux, tu me rendrais un grand service, mon brave. Comment ? Ta rétribution ? Tu sais à qui tu parle bonhomme ? OK, je me calme et bien viens demain au crépuscule et je te remercierais en nature, çà te conviens ? Bon, heureuse d’avoir trouvé un accord assez vite, et bien a ce soir. Bye.

Une fois ses appels passés, Shoan vérifie que Ping ne s'est pas endormie sous la douche, puis fait le tour de l'appartement en murmurant : " On ne sait jamais, avec Akiyoshi et sa mauvaise habitude d'entrer en silence par les fenêtres"
Malheureusement pour elle, La pâle tigre diable n'est pas encore rentrée.

Shoan, lasse de tout cela entre à son tour sous la douche quelques minutes, laissant les perles d'eau glisser sur sa peau douce et sa tête en ébullition.
Elle sort ensuite enroulée dans une serviette et se rend dans la chambre de Ping.

"Tu dors déjà, Ping-kawai ?"

-"Non... Je regardais le plafond..."

Shoan s’approche de sa soeur en murmurant : "tu veux que je reste avec toi cette journée, je ne te ferais pas d'avances, promis !"

-"c'est comme tu veux..."

"non, si tu ne veux pas de moi, je puis comprendre, je suis parfois pénible à supporter, surtout quand mes appétits grognent"

-"Ils grognent, là ?"

"Ben... comme toujours quand tu es près de moi mais moi inquiétude prend le dessus, actuellement"

-"Fais à ta guise ma soeur..."

"je déteste quand tu me parles comme çà, on dirait... " un frisson passe sur l'échine de la pennagolan "Akiyoshi quand elle est soumise, et çà me rappelle de mauvais souvenirs, si tu vois ce que je veux dire..."

Shoan s'approche du lit et s'assied dessus tout en flattant les flancs de son amie.
"Je ne veux pas te forcer à faire quoi que ce soit, moi, j'ai tout à t'offrir seulement si tu le désire, mais ce n'est pas à moi de toujours décider pour toi ou quelqu'un d'autre."

-"Mais aujourd'hui, je n'ai plus la force de décider quoi que ce soit... Le temps commence à prendre son du"

Regard inquiet "mais que veux tu dire par-là ? Tu te sens lasses ? Tu en à marre de vivre ou de nous ? Pourtant, c'est toi qui m'as remonté le moral que je fut dégoûtée de vivre il y a 400 ans, et tu tomberais dans le même travers que moi ? Ah non, je ne le permettrais pas, ressaisis-toi, bon sang, c'est qui la gamine irresponsable ici ? Toi ou moi ?"

-"Tu sais bien qu'une telle période ne dure pour moi que quelques heures..."

" Oui, mais çà arrive de plus en plus souvent, et pour tout dire, tu m'inquiètes, Ping !" dit la femme assise, les yeux brillants de larmes limpides qui s'écoulent alors qu'elle tourne la tête pour les cacher à celle qui gît couchée sur le lit

-"Tu t’inquiète pour rien... Je pense que quand j'aurais des nouvelles d'Akiyoshi, je serais rassurée, en attendant, je dois continuer à avancer."

"Si tu le dis, mais toi comme Akiyoshi, vous me tuerez un jour, a force vous mettre dans des situations pas possibles et en gardant tout pour vous, on est soeur de wu, oui ou non ? Je suis une ancêtre et pourtant, vous continuez à me protéger en me cachant plein de choses !" ajoute d'un ton rageur la pennagolan, les larmes coulant maintenant à torrent sur son doux visage

-"Mon rôle en temps que tigre pourpre est de maintenir tout danger loin de notre wu, et le rôle d’Akiyoshi est de nous supporter en s’effaçant pour notre bien... Il est du devoir de certain de souffrir pour que le reste se sente plus léger"

"Mais justement, je souffre quand je me rends compte que je suis traitée comme un singe coureur inconscient des dangers.
Je suis une putain de reine pennagolan, Ping, tu sais ce que j'ai enduré pour le devenir ? Je suis assez grande pour comprendre, si vous gardez tout pour vous, à quoi je sers ? A quoi sert un wu si ce n'est pour affronter les difficultés sur un même point, d'un commun accord, en se soutenant mutuellement, et non en se protégeant les un les autres en se cachant des choses. J'en crèverais si je te perdais, Ping, pareil pour Akiyoshi ou les autres mais ce n'est pas pour çà que je vous cache mes problèmes, on est une famille, oui ou merde ?"

-«oui, mais j'ai toujours respecté la politique d’Akiyoshi, bien que celle ci commence à se désagréger... »

Shoan essuie d'un geste rageur ses larmes en disant : "que veux tu dire par-là ? Que sais tu sur Akiyoshi que je ne sache pas ?"

-"Rien, je ne sais rien de plus que toi, si ce n'est qu'elle agit toujours en prenant tout sur elle-même et en ne voulant impliquer qu'une seule personne dans les problèmes : elle ...Sans doute pour nous épargner..."

"Moi, je te dis qu'il va falloir régler ce problème une fois pour toute, d'accord s'est son rôle en tant de pilier du groupe de nous soutenir mais pas à ce point là ! Dès demain, une fois qu'elle se sera levée, je lui ferais comprendre ma façon de penser, çà ne peut plus durer, surtout si toi aussi tu te mets à l'imiter. Vous vous rendez pas compte que çà me retourne jusqu'aux ovaires ce genres de cachotteries ?"

-"je ne t'ai rien caché, je te demande juste de t'occuper d'elle"

"Ne t'inquiète pas, je le ferais de mon mieux, mais maintenant, il te faut dormir, petite Mei Ping, sinon, tu ne seras pas en forme pour demain."

Une jambe glisse sous les draps de soie suivie rapidement de sa soeur et du reste du corps en ébullition du volcan assoiffé qui se presse contre celui du diable souriant en disant : -"dors, ma petite, je vais te réchauffer et demain, je m'occuperais sérieusement de cette histoire avec Akiyoshi. Ne t'en fait pas, là, c'est devenu personnel, je m'en charge. Ne t'en soucie plus, dors, mon petit démon soucieux..."

S'en suis un baisé passionné sur les lèvres de la tigre diable. Baisé tendre, affectueux, doux et sucré qui dure quelques instants avant que le diable souriant ne sombre dans un sommeil réparateur dans les bras de sa sœur.

Dehors, le ciel commence à s’éclaircir. Shoan, qui somnolait avec une Ping épuisée dans les bras jette un oeil à l’horloge puis se glisse doucement hors du lit, sans réveiller le diable souriant endormi.

Elle erre dans l’appartement après un signe du retour de sa sœur.

----Soupir----

« Elle n’est pas rentrée » pousse la pennagolan alors qu’elle entrouvre la porte de la chambre d’Akiyoshi .

« on, espérons que rien de grave ne lui soit arrivé. »

Elle s’approche alors du balcon où elle a l’habitude de méditer. La lune, en cette fin de nuit, est rouge sang.

« Encore un signe de malheur de plus, çà ne présage rien de bon, tout cela mais bon, demain est un autre jour .»

L’orbe solaire choisi ce moment pour paraître dans toute sa gloire rayonnante de chaleur et de lumière.

« oh, soleil, porteur de vie, a nouveau tu recommences ta course sur ces terres et je t’en remercie. Puissions nous continuer a nous voir se soir à ton coucher pour saluer le départ d’une nouvelle nuit loin de toi. Merci de me donner la force de continuer à progresser en bien et de me m’apporter le soutien dans notre cause. »

Sur ces paroles, la pennagolan rentre dans l’appartement, verrouille tous les volets puis, après s’être assurée que la tigre diable dors toujours sereinement, L’ancêtre dragon exalté rejoint sa compagne dans sa couche de soie noire et s’endort après lui avoir embrassé une dernière fois le front maternellement.






Modifié 2 fois. Dernière modification le 04/11/2006 13:38 par shi shoan.
Echo prime (ep Ping)
mar. 11/04/06 13:28
La porte de l'appartement s’ouvre à toutes volées, c’est un tourbillon noir qui rentre dans le couloir, se précipite vers le salon et... Se laisse dans un canapé et pose ses grosses bottes sur la table en verre, bousculant le monticule de papier se trouvant dessus, avant de se rendre compte de la présence de Shoan.

---Soupire... ---

lève les yeux de son livre

"Quelque chose ne va pas, Ping-chan ?"

"Tout va bien, je suis... Euphorique...

elle a les pupilles complètement dilatées et tremble légèrement

La pennagolan se lève, pose son livre sur la table et va s’asseoir à coté de la tigre diable, une main sur son épaule.
"Je vois bien que quelque chose te tracasse, dis-moi tout, on est soeur, tu ne l'oublie pas, neh ?"

-"Non... Rien... Rien de bien grave..."

Elle commence à se balancer d'avant en arrière, le regard un peu flou...

-"Du rouge... Je vois tout rouge..."
" Ping ? ... Ping? Çà va ? Que vois tu ? Où es tu ?"

Shoan glisse rapidement ses bras dans le dos de sa compagne de wu pour la soutenir alors qu'elle commence à divaguer

Elle se recroqueville et commence à sangloter.

-"J'ai froid..."

*Shoan remarque qu'elle a une fine coupure le long de la nuque*

Shoan attrape la couverture sur le dossier du divan et la pose sur elle alors qu'elle la sert contre elle maternellement.

" Mais... mais d'où viens cette coupure ?
Ping ? Que se passe t il ? Qu’as tu fais ce soir ?"

la pennagolan à l'air visiblement inquiète

Ping est complètement recroquevillée et continue de pleurer... Elle ne semble pas écouter la pennagolan.

Ne trouvant mot pour calmer les pleurs de son amie, Shoan, commence à caresser le front en sueur du diable souriant et de baisés affectueux, comme ceux d'une mère qui console son enfant.

*pense : je ne sais pas ce qui met ma petite Ping comme çà, mais çà doit être grave... pourquoi Akiyoshi n'est pas là pour m'aider ? Elle a vraiment choisi son moment pour disparaître. *
" Là, là, çà va aller, ne pleure plus, calme-toi, ma chérie" dit le volcan assoiffé après avoir lapé l'entaille qui refuse de se refermer, au plus grand étonnement de la pennagolan.
"Ping, dis-moi quelque chose, qui t'a fait çà ? Comment est ce arrivé ?"

-"Je ne sais pas..."

Elle semble avoir un peu repris ses esprits... Et regarde Shoan avec l'air de se demander ce qu'elle fait ici

"Ping, tu m'as fait une peur bleue ! Tu t'es mise à délirer à propos de rouge puis que tu avais froid. Et puis cette entaille qui à refusé de se fermer malgré mes soins, je ne comprends pas, mais çà ne présage rien de bon.
Qu'as tu fais cette nuit ? Tu t'es attirée des ennuis ?" Le visage de Shoan est très inquiet, et elle ne semble pas vouloir lâcher la tigre diable d'un millimètre

-"Je ne sais pas, je suis sortie avec Toshiro pour enquêter sur un truc, je suis allé voir Thrace puis, Toshiro m'a posé en bas de l'immeuble et la... le blanc..."

"Ce n’est pas normal, mon ange ténébreux, j'aimerais tant que Akiyoshi soit là, elle saurait certainement ce qui t'es arrivé."

-"Ho... En parlant d'Akiyoshi, Toshiro m'a fait passer un message de Xu disant qu'il fallait prendre soin du pilier et qu'il était fragile..."

"Tu penses qu'elle aussi aurait des ennuis ?

-"j’espère que non, je suis persuadé que Toshiro avait encore quelque chose a dire à ce sujet mais qu'il n'osait pas..."

"Le mieux à faire serait encore de demander à maître Xu ce qu'il a voulu dire, mais il est trop tard pour y aller et puis de toute façon, elle va peut être rentrer d'ici une heure, un peu avant le levé du soleil, comme elle en à l'habitude, nous verrons bien assez tôt ce qui se passe."

Après avoir passé une main sur sa joue, elle ajoute : "tu devrais soigner cette vilaine blessure, c'est mauvais pour toi, ma tigresse"

-"oui"

Elle frotte ses yeux, couvrant son visage de sang... La blessure se ferme en même temps.

-"Et je pleure en plus ?"

" oui, ma douce enfant, tu as pleuré, mais ce n'est pas grave, c'est que ce que tu as vu devait être très effrayant ou douloureux..."
La voix de la pennagolan n'a pas l'air très rassurée, quand elle prononce ces mots mais elle essaie d'apporter le plus de réconfort à son amie que possible.

-"Dis, tu trouve que c'est normal qu'une inquisitrice qui s'approche tranquillement de son millénaire aie peur de quelque chose au point d'en pleurer ?"

" il y a des choses encore plus affreuses que nous ne pourrions jamais imaginer qui hantent ce monde ténébreux, surtout maintenant que le 6e âge approche à grand pas"

-"Même, Shoan, nous en avons vu des choses horribles, mais, j'en ai pas pleuré... J'ai une horrible impression, si tu pouvais te renseigner au sujet d'Akiyoshi si elle n'est pas rentrée demain, je dois me renseigner sur une affaire qui dépasse la simple sécurité de notre wu et je serais rassurée si je savais que tu tiens les choses en main pendant que j'oeuvre au bien commun des wan kueis."

Elle plonge son regard dans celui de sa soeur, elle semble déchirée et un petit reflet rouge perle au coin de ses yeux noirs, injectés de sang

"Mais... mais bien sur, Ping-chan, que ne ferais-je pas pour notre wu ? mais s'il te plaît, arrête de me regarder comme çà, j'ai le coeur qui se serre à chaque fois que tu as un tel regard"
Shoan serre alors contre elle le diable transis de sueur contre elle, des larmes prêtes à couler aux commissures de ses yeux

Ping se laisse aller, se niche plus confortablement et reste-la.
Shi Shoan ne sait pas comment réagir, elle aussi est inquiète pour ses soeurs de wu mais la vue de Ping dans cet état à de quoi l'inquiéter plus qu'un peu.

"Viens, mon Ange Ténébreux, je te conduis à la douche, puis tu iras te coucher, la nuit à du t'épuiser. Je passe deux trois coups de fil et je te rejoins dans ton lit pour te tenir compagnie, si tu veux."

Pour une fois, le regard lubrique habituel de Shoan qui apparaît à chaque fois qu'elle propose à son amante de l'accompagner dans son lit à disparu pour laisser place à un regard protecteur qui cache difficilement ses craintes.

-"oui"

Ping se dirige d'un pas traînant vers la salle de bain, y reste longuement avant de s'allonger sur son lit


Shoan, la taille enroulée dans une serviette entre dans la chambre de Ping en murmurant :

"Tu dors déjà, Ping-kawai ?"

-"Non... Je regardais le plafond..."

Elle s’approche de sa soeur en murmurant : "tu veux que je reste avec toi cette journée, je ne te ferais pas d'avances, promis !"

-"c'est comme tu veux..."

"non, si tu ne veux pas de moi, je puis comprendre, je suis parfois pénible à supporter, surtout quand mes appétits grognent"

-"Ils grognent, là ?"

"Ben... comme toujours quand tu es près de moi mais moi inquiétude prend le dessus, actuellement"

-"Fais à ta guise ma soeur..."

"je déteste quand tu me parles comme çà, on dirait... " un frisson passe sur l'échine de la pennagolan "Akiyoshi quand elle est soumise, et çà me rappelle de mauvais souvenirs, si tu vois ce que je veux dire..."

Shoan s'approche du lit et s'assied dessus tout en flattant les flancs de son amie.
"Je ne veux pas te forcer à faire quoi que ce soit, moi, j'ai tout à t'offrir seulement si tu le désire, mais ce n'est pas à moi de toujours décider pour toi ou quelqu'un d'autre."

-"Mais aujourd'hui, je n'ai plus la force de décider quoi que ce soit... Le temps commence à prendre son du"

Regard inquiet "mais que veux tu dire par-là ? Tu te sens lasses ? Tu en à marre de vivre ou de nous ? Pourtant, c'est toi qui m'as remonté le moral que je fut dégoûtée de vivre il y a 400 ans, et tu tomberais dans le même travers que moi ? Ah non, je ne le permettrais pas, ressaisis-toi, bon sang, c'est qui la gamine irresponsable ici ? Toi ou moi ?"

-"Tu sais bien qu'une telle période ne dure pour moi que quelques heures..."

" Oui, mais çà arrive de plus en plus souvent, et pour tout dire, tu m'inquiètes, Ping !" dit la femme assise, les yeux brillants de larmes limpides qui s'écoulent alors qu'elle tourne la tête pour les cacher à celle qui gît couchée sur le lit

-"Tu t’inquiète pour rien... Je pense que quand j'aurais des nouvelles d'Akiyoshi, je serais rassurée, en attendant, je dois continuer à avancer."

"Si tu le dis, mais toi comme Akiyoshi, vous me tuerez un jour, a force vous mettre dans des situations pas possibles et en gardant tout pour vous, on est soeur de wu, oui ou non ? Je suis une ancêtre et pourtant, vous continuez à me protéger en me cachant plein de choses !" ajoute d'un ton rageur la pennagolan, les larmes coulant maintenant à torrent sur son doux visage

-"Mon rôle en temps que tigre pourpre est de maintenir tout danger loin de notre wu, et le rôle d’Akiyoshi est de nous supporter en s’effaçant pour notre bien... Il est du devoir de certain de souffrir pour que le reste se sente plus léger"

"Mais justement, je souffre quand je me rends compte que je suis traitée comme un singe coureur inconscient des dangers.
Je suis une putain de reine pennagolan, Ping, tu sais ce que j'ai enduré pour le devenir ? Je suis assez grande pour comprendre, si vous gardez tout pour vous, à quoi je sers ? A quoi sert un wu si ce n'est pour affronter les difficultés sur un même point, d'un commun accord, en se soutenant mutuellement, et non en se protégeant les un les autres en se cachant des choses. J'en crèverais si je te perdais, Ping, pareil pour Akiyoshi ou les autres mais ce n'est pas pour çà que je vous cache mes problèmes, on est une famille, oui ou merde ?"

-«oui, mais j'ai toujours respecté la politique d’Akiyoshi, bien que celle ci commence à se désagréger... »

Shoan essuie d'un geste rageur ses larmes en disant : "que veux tu dire par-là ? Que sais tu sur Akiyoshi que je ne sache pas ?"

-"Rien, je ne sais rien de plus que toi, si ce n'est qu'elle agit toujours en prenant tout sur elle-même et en ne voulant impliquer qu'une seule personne dans les problèmes : elle ...Sans doute pour nous épargner..."

"Moi, je te dis qu'il va falloir régler ce problème une fois pour toute, d'accord s'est son rôle en tant de pilier du groupe de nous soutenir mais pas à ce point là ! Dès demain, une fois qu'elle se sera levée, je lui ferais comprendre ma façon de penser, çà ne peut plus durer, surtout si toi aussi tu te mets à l'imiter. Vous vous rendez pas compte que çà me retourne jusqu'aux ovaires ces genres de cachotteries ?"

-"je ne t'ai rien caché, je te demande juste de t'occuper d'elle"

"Ne t'inquiète pas, je le ferais de mon mieux, mais maintenant, il te faut dormir, petite Mei Ping, sinon, tu ne seras pas en forme pour demain."

Une jambe glisse sous les draps de soie suivie rapidement de sa soeur et du reste du corps en ébullition du volcan assoiffé qui se presse contre celui du diable souriant en disant : -"dors, ma petite, je vais te réchauffer et demain, je m'occuperais sérieusement de cette histoire avec Akiyoshi. Ne t'en fait pas, là, c'est devenu personnel, je m'en charge. Ne t'en soucie plus, dors, mon petit démon soucieux..."

S'en suis un baisé passionné sur les lèvres de la tigre diable. Baisé tendre, affectueux, doux et sucré qui dure quelques instants avant que le diable souriant ne sombre dans un sommeil réparateur dans les bras de sa sœur.








Modifié 1 fois. Dernière modification le 04/11/2006 13:39 par shi shoan.
L'orage gronde (ep5 shoan)
mar. 11/04/06 13:43
Alors que les derniers rayons du soleil commencent à mourir su la façade des immeubles de San-Fransisco, une femme ouvre un oeil. Contre elle est blottie une autre femme, plus petite aux courts cheveux noirs en bataille.

« mmmhhh, bonsoir, ma sœur, repose toi encore un peu, il n’est pas encore temps pour toi de te lever, le soleil est encore là. »

Avec regret, la pennagolan quitte le lit de sa sœur et se rend dans sa chambre pour enfiler un fin kimono puis se dirige vers le balcon afin de faire son rituel quotidien.

« Mais ! Mais que se passe-t-il ? d’où proviennent ces nuages ? Et cette tension dans l’air ? Tout ceci ne me semble pas naturel, j’espère que les sorciers Kin-jin n’y sont pour rien, sinon, je pense qu’un wu ou deux irait bien faire une descente dans leur fondation. Enfin, je retrouve le soleil, tant mieux. » Se dirigeant vers le soleil, Shoan se met en lotus, paumes vers le ciel et commence son rituel.

Dans le lointain une sirène hurle et des chiens aboient tandis qu’à proximité, on viens de fermer un robinet d’où s’écoulait de l’eau à grand flot.

Sa médiation faite, Shoan retourne dans l’appartement et vérifie si sa sœur de wu, la froide Akiyoshi n’est pas rentrée. Le silence règne dans cet étage, un silence lourd, pesant.
N’y tenant plus, la jeune femme pénètre dans la salle de bain et trouve une Ping qui stagne dans la baignoire en fixant le plafond.

"Akiyoshi n'est pas rentrée" pousse Shoan, dans un souffle.
"J'ai remarqué"
"as tu une idée d'où elle aurait pu passer la nuit si elle ne reviens pas ici?"
"non..."
"mouais, j'espère que mon contact va pouvoir m'en dire plus.
En attendant, sors vite de l'eau, tu risque d'être aussi fripée qu'une vieille pomme* "
"Très drôle..."

Ping sort de l'eau et entreprend de se sécher pendant que Shoan défait sa ceinture, laisse glisser le kimono dans un souffle de soie sur une peau de satin puis se dirige sous la douche, non sans pincer au passage une fesse de Ping en rigolant, ce qui arrache au diable souriant un grognement et un claquement de mâchoire avant qu’elle ne quitte la pièce en rigolant.

Sous sa douche, la pennagolan réfléchit tandis qu’une eau tiède s’écoule le long de ses flancs.

« Qu’est ce qui me met dans cet état ? quelque chose va se passer, je le sens, mon instinct me dis que c’est grave et … pas naturel. Akiyoshi, où es tu ? Que se passe-t-il donc que nous ne sachions pas ? »

Tout en frottant ses cheveux : « Enfin, Ping va un peu mieux, au moins, elle n’est pas morose, c’est déjà çà, c’est toujours inquiétant quand autre chose qu’un sourire orne ses lèvres délicates. Bon, allez, je m’autorise un petit moment de plaisir relaxant avant d’y aller, après tout, nous ne sommes pas pressées … »

Fermant l’eau chaude, elle s’agenouille dans la douche alors que s’écoule sur elle des torrents d’eau glacée qui tonifient sa peau et la font passer dans une sorte de transe méditative.

Après un long moment d’intériorisation, une voix venant du fond de l’appartement rappelle le volcan assoiffé à la réalité .

"SHOAAAAN!?...Tu as de la visite..."

"mmhh?" Shoan passe la tête qui est entourée d'une serviette et observe son visiteur.
"oh, oui, je vois, j'arrive, prend tes aises, Ito, je me sèche et j'arrive"

Quelques minutes plus tard, Shoan sort de sa chambre avec une tenue plus ou moins décente à ses yeux.

« Alors, mon petit Ito, qu’as tu pu découvrir aujourd’hui ? commence par les informations que tu as sur ma sœur de wu .»

« et bien … désolé, mais je n’ai rien pu trouver à son sujet, c’est comme si elle avait disparu de la circulation hier »

Ito Woggon rentre sa tête, comme pour recevoir un coup, on n’est jamais trop prudent quand on discute avec une Pennagolan.

Le volcan assoiffé, stoïque, décroise ses jambes nerveusement et dit : « Pas étonnant, venant d’elle, si elle veut ne pas être vue, elle ne le sera pas mais bon … c’est tout de même préoccupant »

Changeant de position , elle ajoute : « et pour la situation dehors ? Qu’as tu a me dire ? »

« Et bien il paraît que plusieurs kin jin se sont fait détruire la nuit passée, près d’une boite de nuit, je crois. »

« Mais encore ? Quoi d’autre, quelque chose qui à un rapport avec le climat de ce soir ? »

« Je ne sais pas trop mais les gens l’ont senti et se terrent chez eux en attendant que çà ce passe, mauvais pour le commerce. Les sorciers chez les kin jin l’ont aussi senti, ils sont nerveux, selon mes sources, un conflit ou un rituel dangereux se prépare peut-être ? »

« Moui, possible. Et à part çà ? d’autres informations ? »

« N .. non, dame Shoan, je suis désolé, c’est tout ce que j’ai pu réunir aujourd’hui. »

« bah, c’est déjà pas mal, suis moi, je vais t’offrir ta récompense »

Et les voilà tout deux s’enfonçant dans le couloir. Shoan ouvre une porte et y pousse son compagnon puis continue jusque la porte de Ping.

"Oui?...Entrez!"
shoan passe la tête "bon, aucunes nouvelles de Akiyoshi, mais il y a quelque chose qui se prépare, attend moi une demis heure que je le rétribue et puis on en discute, ok?"
"Oui..."
Elle replonge dans son livre alors que la Pennagolan s’en va dans sa chambre taquiner la tige de jade de Ito avec son corps de braise.

25 minutes plus tard, c’est un Ito confus qui quitte l’appartement, étonné d’avoir été si vite rétribué. D’habitude, Le volcan assoiffé portais bien son nom et prenait tout son temps pour satisfaire l’échange des flux de yin et de yang. Pourtant, cette fois, elle à raccourci leur étreinte. « Peut être ne suis-je plus dans ses faveurs, ou m’en veut-elle pour le peu d’informations que je lui ai fourni ce soir ? » se demanda le pauvre Ito Woggon en descendant les escaliers.

Un verre d’eau à la main, Shi Shoan entre dans la chambre son amie en disant : « çà y est, il est parti, je n’ai pas été trop longue, au moins ? »
Couverte de sueur sous son petit kimono de nuit, elle s’assied à coté du diable souriant qui était en train de lire.

"aaah, çà fait du bien de se tenir en forme au réveil ... qu’est ce que tu lis, Ping-chan?"

"Le feu de la Justice"

"ah? et c'est quoi?"

"Une méditation en dix chapitres sur la justice et le châtiment, une sorte de texte poétique, écrit il y a des milliers d'années..."

"aaaah, en ef" -tonerre- "téressant"
"Dis, tu sais ce qui se passe dehors?"

"non...Mais je la sent mal...

"en fait, depuis 24h environ, quelque chose se prépare, selon mon contact"
Ping s'assied sur le lit

"J'pourrais demander aux étoiles mais j'ai un peu la flemme..."

"selon lui, des kin-jin se seraient fait ... envoyer au yomi la nuit dernière. de plus, leurs sorciers sont nerveux, je ne sais pas si c'est dû à ces disparitions ou si c'est dû à la tempête qui couvais et qui viens d'éclater mais même moi, avec un temps pareil, je n'arrive pas à me concentrer à mes affaires. L'air est ... électrique, mais je ressent quelque chose de plus comme si c'était surnaturel, pas toi?"

"Ben, moi et Toshiro on a massacré 3 Kin Jin, j'ai rien fait aux sorciers et pour la tempête...et ben, c'est pas moi cette fois..."

"cette fois?"
regard interrogateur

"Ben quoi?"

"que voulais tu dire par cette fois?"

"Ben que parfois il m'est arrivé de jouer avec ca, mais pas cette fois... »

"et comment fait on? qu'est ce que çà a comme effet, a part créer un climat affreux que je ne sais même pas rembourser ce pauvre garçon dans les conditions habituelles?"

"Le shintai de la tempête me semble un bon moyen de déclencher ce genre de précipitations...Mais rien a voir avec un portail créé dans la tapisserie"

"possible, en effet. bon, je reprend vite une douche, puis on discute de ce que nous allons faire aujourd'hui?"
petit clin d'oeil malicieux alors qu'elle se dirige vers la porte

"Oui..."
Et elle plonge a nouveau dans son livre

Shoan revient 1/4 d'heure plus tard, des vêtements imperméables sur le dos, soulignant ses formes sous la veste longue en cuir noir brillant.
" je suis prête, allons manger, on discutera de la marche à suivre en chemin, ok, Ping-chan?"

"J'arrive" annonce Ping alors qu’elle saute de son lit et accourt rejoindre Shoan.

Quelques instants, dans la rue, les deux femmes avances sous un parapluie large.
« alors que comptes tu faire? aller voir si ce Trace ne sait rien de ce qui ce passe? moi, pour ma part je compte aller voir Xu pour savoir ce qu'il sait d'Akiyoshi et peut être même du reste."

"J'ai déjà vu Thrace hier...J'vais pas aller l'embêter a nouveau il a failli mourir de peur en me voyant... Je crois que je vais aller faire un petit raid dans le Castro avec mon élève, il y a peut être des infos a glaner..."

" d'accord, on se retrouve où et quand?"

"Heu...on verra au moment voulu »

"je vois. Au pire, rendez vous à la maison un peu avant le levé du soleil ... s'il décide de se lever après une tempête pareille!"

« oui, mais de toute façon, on le saura »

"oui, et bien bonne chasse, petite soeur de la justice, a tout à l'heure **"

"Oui, amuse toi bien ma soeur"

Shoan met le parapluie de force dans la main de Ping et s'en va en riant à haute voix, la pluie ruisselant sur son imperméable.

Ping, elle, part de son coté, passant le parapluie sous son bras malgré la pluie qui tombe colle si toutes les écluses célestes étaient ouvertes.




Modifié 1 fois. Dernière modification le 04/11/2006 13:49 par shi shoan.
Le plus sage n'est pas toujours le plus vieux (ep6 shoan)
mar. 11/04/06 13:50
Dehors, l'orage à éclaté depuis quelques minutes mais à l'intérieur, le calme règne.

"Je sors, Xu-sama" dit Toshiro en enfilant sa veste. "Ne vous en faites pas pour moi, je serais avec Ping-sensei ..."
En ouvrant la porte, il manque de percuter Shi Shoan qui allait sonner.

Confus, il laisse entrer la pennagolan tout en bredouillant "toutes mes excuses, Shoan-hime, je m'en allais rejoindre votre soeur de wu et je ne vous ai pas vus"

"ce n'est pas grave, Toshiro, mon petit..."

elle entre, enlève sa veste et lui murmure avec un petit air lubrique :
"Tu sais que tu es toujours aussi mignon, toi ? Passe dont me voir un de ces soirs, nous pourrions discuter un peu ensemble..." ajoute t elle dans un sourire.

"Certes, Shoan-hime, certes" dit il en s'engouffrant sous la pluie.

Dans le couloir, Himiko patiente que son ancêtre daigne lui donner sa veste silencieusement.

"Himikooo ?" grogne la pennagolan d'un air mécontent à la langsuir tremblante

"hai, Shoan-sensei?"

"Je t'ai dit combien de fois de ne pas jouer les larbins, je ne suis plus à Hai Phong, donc je sais comme tout le monde me servir d'un portemanteau."

Voyant que la langsuir japonaise allait commencer une série d'excuses, Shoan lui pose un doigt sur les lèvres et murmure :

"Shhhhhht, pas un mot, tu aggraverais ton cas, je dois passer un moment à discuter avec l'aîné de ton wu, après nous reparlerons de ton cas... et de sa punition !"

Déglutissant, Himiko invite le dragon corrupteur de magistrat à la suivre jusque la salle de méditation où Xu, comme à son habitude journalière médite.

"Je vous attendais, Shoan-hime, puissions nous nous rencontrer dans d'autres circonstances, car les oracles ne sont pas bons pour la larme d'obsidienne, vénérable mandarin."

Il se retourne ensuite vers Himiko, lui demande d'aller chercher le thé pour son invitée et lui-même tandis qu'il invite le volcan assoiffé à s’asseoir à la table sur un coussin de soie.

Après la première gorgée de thé :

"Vous avez fait parvenir un message à ma soeur de wu, xu-san ?"

"Oui, Shoan-hime, en effet, comme je l'ai dit à votre soeur de wu, le cœur de votre famille était fragile ces temps ci, et qu’il risquait d’attraper froid si on surestimait son endurance."

"Vous parliez d’Akiyoshi quand vous avez dit çà, neh ?"

"Est ce donc si simple ou compliqué à comprendre ?"

"Non, non, au contraire mais c'est que nous avons un problème avec elle. Elle a disparu et reste introuvable en ville. Or, votre frère de wu, toshiro-san l'a vue il y a quelques jours en compagnie d'une froide compagne et qu'elles étaient... disons très intimes"

"Oui, je sais, elle est venue me trouver à ce sujet et a voir votre recherche, elle a choisi la voie de la difficulté." Ajoute t il en sirotant son thé.

"Venez en au fait, sage Xu, je n'ai que peu de temps devant moi, il a pu lui arriver quelque chose et au moment où je vous parle, elle est peut être moribonde, gisant dans son propre sang dans un lieu qui lui est hostile. Peut être même est elle prisonnière des sorciers kin jin."

Posant une main sur le poignet de la pennagolan inquiète, il dit d'un ton calme :" Ne vous inquiétez pas, dame Shi, votre soeur de wu est forte, et si vous partagez cette soirée à écouter ce que j'ai à dire, peut être que vous arriverez à comprendre votre pilier, celle qui souffre en silence pour vous.
Avez vous remarqué que depuis qu'elle est votre pilier, vous ne l'avez jamais vue se plaindre ?
Qu’elle ne vous a jamais confié ses problèmes, ses doutes, ses craintes, ses regrets ?
C’est normal, car elle refuse d'en avoir. Un bon pilier écrase ses doutes pour aider son wu.
C’est une tâche ingrate car si personne ne vous aide en plus à surmonter vos problèmes, en plus de cela vous devez aider vos frères et soeur à surmonter les leurs.
Si vous laissez vos propres problèmes vous envahir, alors le pilier sera effrité quand le poids des problèmes du wu viendra, il s’effondrera. C’est pour çà qu'elle n'a pensé qu'à une chose, vous, ses frères et soeur de wu."

Xu fait une pause pour resservir son interlocutrice et lui-même, profitant de ce répit pour voir si le message était passé.

"M.. mais, maître Xu, je suis prête à tout pour elle, si elle a des problèmes, je suis là pour l'aider, nous sommes un wu, neh ?"

"Vous ne saisissez pas très bien, shoan-hime, admettre qu'elle a des problèmes, c'est admettre que votre pilier est fragile, frêle, or si votre pilier est dans cet état, il en va de même pour votre wu, la santé d'un wu se vois à son pilier. D’un autre coté, elle peut se montrer forte et avoir des ennuis, comme c'est le cas ici. Disons qu'avant, elle a peut-être eu des doutes, des problèmes mais elle est toujours parvenue à les surmonter seule, là je ne crains que vous ayez tous un peu à jouer son rôle pour la soutenir, tels les contreforts retenants le pilier central."

"tout à fait d'accord, maître Xu, votre réputation n'a d'égale que votre sagesse, je vais donc vite la retrouver et puis tous ensembles, nous allons l'aider à régler ses problèmes, merci Xu-sempai"

"je vois que votre impatience est à la hauteur de sa réputation, Shoan-hime, je vois maintenant pourquoi la larme d'obsidienne a osé se jeter dans la gueule d'un roi Yama sans trop réfléchir pour sauver un de ses membres... "

il tend le bras vers le coussin de Shoan et ajoute :

"restez assise et reprenez du thé, si vous pouvez discuter encore un peu avec moi, j'ai peut-être des informations qui pourraient guider vos recherches, ce qui vous ferait gagner du temps, je crois, en en perdant peu..."

Confuse, la pennagolan se rassied, rongeant son frein.

"Voilà, comme vous, elle est venue me voir avec une question. Normalement, je ne dévoile pas aux autres ce genre de choses, mais vu que vous semblez vraiment mal en point, à sa recherche et qu'elle est dans une situation ambiguë.
Elle m'a conté l'histoire d'une jeune femme, d'une concubine qui aimait son seigneur et lui en retour l'aimait. Même une de ses consoeurs l'aimait.
Elle m'a raconté sa déchéance pour le bien de son seigneur adoré puis de sa Rédemption douloureuse, de ses doutes quant au bien fondé de sa trahison envers son seigneur.
Elle m'a parlé aussi des regrets qu'elle avait d'avoir lâchement abandonné son amante et qui maintenant avait du prendre sa place.
Cette dernière, d’ailleurs, la supplie de reprendre sa place comme avant, qu'elle ne pourra pas la remplacer éternellement.
Mais sa place n'est plus auprès de son ancien seigneur mais auprès de sa nouvelle famille, celle qui l'aime et la chéri, sans qu'elle le demande. Elle est rongée par le remords et ne sait que faire.
Je lui ai conseillé de dire à l'ancienne concubine d'oublier le passé et de vivre avec sa famille mais son amour pour son ancienne amante est trop fort.
Elle croit que l'ancienne concubine pourrait faire revenir comme elle son ancienne soeur vers la lumière comme on l'a fait pour elle auparavant. Malheureusement pour elle, ce conte est sa propre histoire et donc, je ne crains qu'elle ne soit partie chez Ema O chercher son amante pour la faire revenir auprès de nous pour la sauver comme elle fut sauvée.
Malgré sa puissance indéniable, je ne crains qu'elle ne fasse le poids face à la volonté d'un roi yama, surtout contre son ancien maître, le daymio des ténèbres et qu'elle n'y reste."

Xu se lève, va chercher quelques notes un peu plus loin et les pose sur la table puis dit:

"Etant donné la situation, je me suis dit qu'il serait judicieux de consulter les oracles pour l'avenir de votre wu. Et bien j'ai le regret de vous dire que ce n'est pas très positif, les signes ne trompent pas, comme cette lune sanglante qui entre dans l'arc de ciel correspondant à votre wu.
Les temps prochains verrons le sang couler, le votre comme celui de vos frères et soeurs de wu comme celui de vos ennemis. Les astres ne vous sont pas très favorables sauf un qui recoupe mon étude yi king du problème, je ne vous le cache pas, ce sera dur, risqué et dangereux, vous risquez de prendre plus que ce que vous avez a gagner mais si vous persévérez et ne foncez pas trop sans réfléchir, vous parviendrez au succès voir même à un grand bénéfice. La tempête de ce soir est dans les signes, aussi, elle marque le début de votre prophétie. j'ai pu écrire ceci alors que j'était en transe méditative."

Il tend alors une feuille sur laquelle des mots fiévreux sont transcrits à la hâte.

*De part l'orage et les cieux
Guettez le retour d'une amie venant de loin.
Tel l'oiseau de mauvaise augure, elle apportera de mauvaises nouvelles
Mais dans ses pattes résidera l'espoir.
Si l'homme juste suis la voie de son coeur, il franchira les obstacles
A condition qu'il n'oublie pas son esprit sous son lit.*

Shoan, que les paroles du maître avaient déjà ébranlée semble se sentir mal, comme si un pieu venait de percer son coeur alors qu'elle lisait la feuille griffonnée de kanji.

"Shoan-hime, c'est tout ce que je puis faire pour vous aider à part prier que les cieux vous viennent en aide au plus vite, en attendant, je vous conseille de vous nourrir en prévision d'un long voyage puis de vous reposer. Je vais demander à Himiko de vous raccompagner chez vous après avoir été chasser avec vous."

Shoan, se relevant:
"Merci, Maître Xu, encore une fois vos sages conseils auront aidé un des vôtres à trouver le bon chemin, et que comme on dit, la sagesse n'attend pas le compte des années, vous en êtes la preuve vivante car bien que plus jeune que moi, vous avez pu discerner ce que j'aurais du voir..."

"ne vous mortifiez pas, vénérable reine, les yeux amoureux sont souvent aveugles et puis votre amie voulait vous éviter des tourments..."

"Merci, Xu, j'essaierais de suivre vos conseils, je montrerais ce document à Ping-chan, elle saura certainement quoi en penser, j'espère ne pas trop vous avoir dérangé et je vais donc vous emprunter votre soeur quelques heures.
Au revoir, Xu-sama, j'espère vous revoir bientôt dans de meilleures circonstances, pour déguster du thé de ma région, par exemple?"

"Oui, Shoan-hime, mais je ne suis pas digne d'autant de respect, très chère, mais j'accepte votre invitation pour le thé.
Allez maintenant et ramenez-nous vite la concubine et son amant

Une heure plus tard, dans un bar...

"Çà va comme vous voulez, Shoan-sama ? Vous voulez qu'on rentre ?"

"Merci de ta sollicitude, Himiko-kawai, je pense en effet que j'ai besoin de rentrer chez moi, nous sommes toutes deux rassasiées et j'aimerais discuter avec Ping-chan de ce que ton frère de wu m'a révélé.
Excuse-moi si je ne suis pas de bonne compagnie, ce soir mais..."

"Non, Shoan-sama, je comprends, si Toshiro-san était porté disparu, je serais dans le même état que vous, je vais vous raccompagner à votre appartement, en espérant que votre soeur sera rentrée."

"Merci, Himiko-kawai" ajoute la pennagolan en se levant et posant un baisé sur la joue de la jeune langsuir.

Les deux femmes pénètrent dans l'appartement quelques dizaines de minutes plus tard. Tout est éteint, le diable souriant n'étant pas encore rentré.

"Grrrr, elle n'est pas là, quand reviendra-t-elle ? J'en ai marre d'attendre, je veux aller sauver Akiyoshi, moi... "

Les yeux vers le sol, Himiko murmure: "Si vous voulez, Shoan-sama, je. je veux bien vous aider à faire passer le temps..."

Le fin pardessus de Himiko est déjà au sol quand le volcan assoiffé lève les yeux sur la jeune fille. Cette dernière commence d’ailleurs à se dévêtir en silence, les yeux toujours vers le sol.

"Je sais que vous appréciez les plaisirs charnels à un point dépassant même la plupart de notre secte donc si vous pensez que mon humble personne pourrait vous satisfaire et faire passer le temps, c'est avec joie que je vous servirais d'amante" dit elle su le même ton monocorde.

"NON !!! Je refuse ! Tu n'as pas à faire quelque chose que tu ne désire pas faire. J’ai trop vu ma mère agir ainsi et même Akiyoshi agis comme çà, alors c'est non, merci bien, rhabille toi et vas rejoindre Xu !"

"M..mais..."

"Non, si tu me l'avais proposé parce que tu en avais envie, c'est avec joie que j'aurais accepté mais là, non, tu ne dois pas prostituer ton corps pour le bien des autres, ce doit aussi venir d'une de tes envies, sinon, c'est de l'hypocrisie, pour moi !"

Les lèvres de la langsuir commencent à trembler alors qu'elle fixe Shoan, tout en commençant à s'abaisser pour ramasser ses vêtements qui gisent à ses pieds.

"Oh, je t'ai blessée, Himiko-kawai ?"
Pousse la reine de Hai Phong, se rendant compte qu'involontairement, elle avait fait mal à sa cadette.

"Viens ici, Himiko-kawai, je ne voulais par dire çà mais tu m'as trop rappelé Akiyoshi, en disant çà. Viens contre moi."

La petite japonaise se jette dans les bras de son aînée en sanglotant

"Ce n'est rien, ma petite puce, excuse-moi, viens contre moi, je ne t'en veux pas, tu ne pouvais pas savoir..."

Les deux femmes se couchent sur le canapé, les larmes finissant de couler des yeux de Himiko.

"Excuse-moi, Himiko-chan", souffle Shoan alors qu'elle lui embrasse le front.

Himiko redresse vivement la tête et leurs lèvres se rejoignent, le baisé est inattendu mais Shoan y répond vite, les mais glissent sous les vêtements puis...

Tigres et dragons (ep7 shoan)
mar. 11/04/06 13:52
BLAAAMM

La porte d’entrée de l’appartement vole presque en éclat alors que Toshiro entre dans l’appartement, les bras chargé du corps inerte du diable souriant.

Peut être que nous aurions tout simplement pu … souffle le sorcier qui n’ose terminer sa phrase au vues du regard du sombre gardien qui semble à deux doigts d’entrer dans une rage très dangereuse.
Dans l’appartement un petit cri s’élève en même temps, semblant mêler surprise et douleur.
Une tête passe hors du canapé pour voir qui est entré si violemment tandis qu’un étrange sifflement s’élève près des arrivants.

Himiko, bouge du canapé, mon senseï est gravement blessé et rhabille-toi, il y a du monde. Grogne Toshiro en s’avançant vers le salon. La jeune langsuir se lève, peu surprise, dévoilant ses formes et sa peau aux visiteurs, qui ne peuvent que constater les récentes marques de griffes qui viennent à peine de commencer à saigner.

Au même moment, une sorte de femme serpent se jette sur Thrace, qui ne doit son salut qu’à la petite servante qui reconnaissant la forme cachée dans l’angle de la pièce se jette sur elle les bras ouverts en criant joyeusement Shoan-sama, je suis si contente de vous revoir, vous devez absolument venir avec … le reste de sa phrase étant étouffé par le contact inattendu d’une pennagolan se jetant sur un sorcier Tremere qui ne s’attendait pas du tout à un tel accueil.

Reconnaissant les intrus, la femme-cobra semble se calmer et reprendre forme humaine, les écailles laissant doucement place à la peau bronzée.
Toshiro ? tu pourrais me résumer rapidement ce qui c’est passé ? J’ai laissé ma sœur enquêter ce soir seule et je la retrouve en fin de nuit dans tes bras, inconsciente, ton visage n’est plus très frais, tu ramène un Kin-jin à mon appartement alors que je ne les apprécie guère, même s’il s’agit de Trace-san, ainsi que une ancienne servante de ma sœur Akiyoshi.
Tu peux comprendre que cela me mette les nerfs à fleur de peau, neh ? Dit la pennagolan en s’asseyant sur la table, croisant et décroisant les jambes nerveusement en attendant une réponse sans se soucier un instant de sa nudité alors que dans son coin, Himiko fait tout pour essayer d’ajuster ses vêtements à la hâte.

Pour tout résumer commence Toshiro, Ping-senseï et moi étions parti enquêter chez les sorciers Kin-jin. Après avoir fait un peu de grabuge là bas, nous revenions quand j’ai failli renverser cette … fille qui était accompagnée de Trace-san, puis nous avons roulé un peu, quand un Kin-jin m’est rentré dedans. On s’est battu puis je l’ai laissé en miette dans sa caisse puis nous sommes rentrés ici. Dans le parking, Ping-sama à parlé de trois glaçons et que nous devions y aller, qu’elle nous rattraperait ensuite je ne sais pas, il y a eu de la bagarre et quand on est descendu, elle était au sol sur l’escalier, dans l’état que je viens de l’amener alors que les restes de plusieurs kumo et de trois filles très pâles gisent actuellement dans votre garage.

Shoan-sama, ce n’est pas que cela me dérange mais … pourriez vous enfiler quelque-chose pendant que nous …

Ah oui, Trace-san, j’allais venir à vous, comment êtes vous entré en contact avec Yoshiko, la servante de ma sœur disparue, alors que cette petite devrait se trouver dans le Kakuri-yomi avec son cher patron le roi yama Emma O ?

Totalement maître de lui alors que la dragon exalté lui a coupé la parole, il répond d’un air calme et détaché : oh, tout simplement cette petite à dû déchirer la muraille et venir volontairement dans ce monde. C’est un heureux hasard pour elle que j’aie découvert son point d’arrivée et qu’après avoir découvert ses intentions, je l’ai conduite à vous. C’est un autre hasard qui m’a fait croiser la route de votre sœur et qui m’a permis de vous l’amener ici mais je pense qu’elle pourra mieux expliquer sa présence que moi.
Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, j’ai un appel sur mon portable … Ajoute le Tremere en sortant une téléphone qui vibre depuis quelques secondes dans sa poche puis sort sur le palier pour décrocher son appel.

Son état est stable, Shoan-hime, dit Toshiro tout en s’occupant de son mentor, mais ses blessures ne semblent pas se refermer pour autant.

Le sorcier Tremere, qui venait de sortir, revient dans la pièce l’air embarassé.

Excusez-moi, Shoan-hime, mais votre premier oni vient de me convoquer d’urgence, certainement au sujet de l’escapade de votre sœur, si j’ai du nouveau, je vous préviendrais.

Puis, sur un salut polis, il s’en va aussi silencieusement que possible, laissant les asiatiques à leur propre sort.

D’un bon, Shoan quitte la table sur laquelle elle était assise et commence à vociférer d’un ton impérieux dans toute la pièce.

Toshiro ! Veille sur ton senseï. Si tu trouves qu’elle commence à manquer de ki, donne lui un peu du tiens.
Himiko ! va près du téléphone, il y a un calepin avec des numéro et des adresses, prend l’adresse de Chi Wogleen et vas y le chercher. Dis lui que sa sœur de wu Mei Ping viens d’être agressée par des serviteurs d’Emma O, que Akiyochi est introuvable alors que sa servante Yoshiko viens de débouler dans notre monde. Je veux le voir au plus vite.
Yoshiko ! Viens avec moi, je vais m’habiller, pendant ce temps tu me raconteras ce qui t’amène dans mon monde, et tu as intérêt à me dire ce que je veux entendre.

Les yeux ronds, un peu étonnés du ton de la pennagolan, les trois interpellés s’exécutent car après tout, il est dangereux de contrarier une reine pennagolan en colère …

Quelques minutes plus tard, la furie revient alors que le sombre gardien est accroupis au dessus du corps de sa patronne, le poignet entaillé laissant perler un peu de sang au dessus de sa bouche.

Il lève les yeux et découvre que malheureusement pour lui, la fureur n’a pas quitté le visage de l’ancêtre de la passion de la fleur de sang. Au contraire, elle semble prête à en découdre avec quiconque se mettra en travers de son chemin.

Je … je vais me le faire, ce vieux débris d’Emma O, comme si il avait encore des droits sur ma sœur …, il a intérêt à être occupé à promener le premier ronin que nous lui avons offert il y a 600 ans quand nous passeront dans son monde sinon … sinon …

Sinon quoi, Shoan-hime ? dit une voix calme sur le palier. Vous allez … le griffer ? essayer de le mordre ? Allons, ma chère, vous ne pensez pas ce que vous dites, j’espère ?.

Interloqués, le tigre diable, la pennagolan et le démon se retournent alors qu’un homme entre dans l’appartement d’une démarche souple et féline.
Il s’approche du canapé et semble jauger la forme couchée au travers de ses lunettes alors qu’il passe une main dans ses longs cheveux bruns.

Mmmh, mon élève est encore dans un sale état, à ce que je vois. Tu peux arrêter, Toshiro-san, elle n’aura plus besoin de ki et toi tu risques d’être exsangue avant qu’elle ne se réveille.
Allez, viens, Toshiro, j’ai quelque chose à faire et j’aurais besoin d’un autre tigre diable pour mener à bien mon petit projet.
Quant à vous, Shoan-hime, je vous conseille de vous calmer et de réfléchir. Cela ne sert à rien de foncer bêtement comme la dernière fois, vous vous souvenez ?

Ha … hai, Seikone-sama. Ma passion m’a trop emporté, je … je vais me calmer et réfléchir à la situation.

Pour la première fois dans sa nouvelle existence, Toshiro voyait une Shoan comme il ne l’avait jamais vue : les yeux soumis, rivés au sol tandis qu’elle adoptais la position d’une servante tel les filles des nombreux bordels de Bangkok suppliant que leur maître ne les frappe pas trop.

Mais qui était ce Seikone pour transformer une folle furieuse en petite fille apeurée ? Pensa le jeune tigre diable Non, quand même pas … d’accord c’est le même nom mais ce n’est pas possible qu’il soit là . Mais si, il a dit mon élève or le maître de Ping-senseï n’était autre que … le sage arath fondateur du cri du tigre diable, Seikone l’ancien !!!
Lui. Ici. C’est que çà doit être très grave …


On y va, Toshiro ? Nous avons peu de temps avant le levé du soleil. Dit l’ancien tigre diable à la tenue étrange réhaussée de motif dorés aux formes de tigres et de dragons.

Hai Seikone-dono, j’arrive.

Bien, Shoan-hime, j’espère que vous saurez vous occuper de ma disciple en mon absence avec la petite démone. Je vous conseil aussi de réfléchir à ce que vous allez faire une fois que vous serez au kakuri yomi car aviser sur place est un mauvais choix, je vous le dit tout de suite.

M… merci, Seikone-dono, je veillerais sur elle.

Les deux tigres diables sortent, laissant les deux femmes s’occuper de la blessée.
Elles commencent à s’affairer à nettoyer les plaies, enlever les vêtements déchirés quand la tête du arath passe par l’embrasure de la porte qui désormais ne ferme plus totalement.

Je vous conseille aussi de faire appel à votre nushi, il pourrait peut être vous aider à la soigner et vous conseiller, mais encore faut il ne plus oublier qu’il existe, petite pennagolan étourdie …

Il s’en va ensuite d’un air amusé rejoindre Toshiro qui patiente au parking.


MUSHU !!! Oui, c’est vrai, je l’avais complètement oublié, dans cette histoire, lui ! Hooo, mince, çà fait un bail qu’on n’a plus fait quoi que ce soit pour lui, j’espère qu’il daignera encore me parler … Bon j’essaie toujours, on ne sais jamais …

La pennagolan laisse la petite démone un peu étonnée de tout ce qui c’est passé en si peu de temps s’occuper du tigre diable inerte alors qu’elle va débarrasser un meuble un peu encombré qui se révèle être un autel sculpté avec beaucoup d’élégance dédié à un dragon aux formes serpentines.
Elle dépose quelques bâtonnets d’encens qu’elle allume, s’accroupis à genoux devant, salue l’autel en plaquant son front sur le sol puis se redresse et commence à clamer d’une voix humble :

Oh vénérable nushi de la Larme d’obsidienne, toi qui veille sur nous depuis si longtemps, ton humble servante Shi Shoan, le volcan assoiffé te supplie de venir nous aider en ses heures sombres afin de sauver ton autre obligée Mei Ping, le diable souriant, d’une mort atroce et nous conseiller sur nos problèmes actuels. Nous avons oublié de te rendre le respect qui t’était dû depuis un certain temps mais je te promets de faire pénitence afin de te faire oublier cet affront. Mais je te supplie, viens vite, apparaît immédiatement sauver mes sœurs et dispenser tes conseils avisés …

Quelques minutes passent, le silence règne dans la pièce alors que rien n’y bouge à part la tigre diable qui gémis un peu dans son sommeil.

Shoan se lève alors, dépitée de n’avoir aucunes réponses de son nushi protecteur.

Soit il refuse de nous parler et là, je devrais en aviser avec Wogleen et tout le wu … Mouais oublions en aviser avec le wu, car Ping est ici inconsciente, Akiyoshi quelque part dans le kakuri yomi, Wogleen en route pour venir ici je l’espère et Soe Misu quelque part en chine à vivre un de ses nombreux masques … Espérons que c’est comme avant et qu’il a encore un de ses problèmes de ponctualité.

Problème de ponctualité ? demande Yoshiko en levant les yeux des blessures de Mei Ping.
Je croyais que les nushi étaient tous attentifs aux moindres problèmes de leurs wu. Le votre serait-il spécial ?

Oui ma petite, malheureusement pour nous, il est aussi ponctuel que ses conseils sont avisés, je ne te parle même pas de la fois où il nous a conseillé de …

A ce moment, un grand éclair blanc illumine la pièce et fait voler en éclat les bâtonnets d’encens alors qu’une ombre d’un dragon chinois gigantesque couvre toute la pièce envahie par la fumée de dix tiges d’encens consumées en moins d’un instant.
Une voix sourde venant de l’autel, de la fumée et de la silhouette gronde alors :

Qui Ose m’invoquer et médire de mes conseils ?
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent poster des messages dans ce forum.

Cliquer ici pour vous connecter